Source :
Communiqué de presse
de l’hôpital TENON du 19/06/2009
Paris, le 19 juin 2009
:
Ce Centre unique en France
est opérationnel depuis quelques jours à l’Hôpital Tenon. Il permet
aux patients de s’investir activement dans la décision thérapeutique
et de bénéficier des avancées les plus récentes en termes de diagnostic
et de prise en charge multidisciplinaire visant en particulier à éviter
les retards diagnostics et les « sur traitements ».
Quelle stratégie thérapeutique
proposer au patient en cas de dépistage positif, notamment pour les
cancers peu évolutifs ?
Telle est la question
majeure qui se pose aux générations actuelles et futures d’hommes
de plus de 50 ans sachant que chaque année en France, 62 000 nouveaux
cas de cancers de la prostate sont diagnostiqués et 10 000 hommes en
décèdent1 encore.
En effet, la décision
de la stratégie thérapeutique peut être perçue comme un processus
complexe par le patient, d’autant plus que son choix doit intégrer
les effets secondaires potentiels des thérapeutiques actuellement disponibles
(chirurgie par prostatectomie totale, curiethérapie, radiothérapie
conformationnelle) susceptibles d’altérer sa qualité de vie de façon
irréversible. D’ailleurs, selon la situation, les traitements peuvent
être réalisés seuls ou en association et dans certains cas, il est
possible de disposer de plusieurs options thérapeutiques. Parfois même,
une surveillance active peut être considérée comme une option suffisante
qui consiste à retarder la thérapie agressive.
« Pour le médecin,
anticiper le risque de « sur traitement » et pouvoir proposer le traitement
le plus adapté à la situation nécessite d’appréhender le
patient et sa maladie dans sa globalité. Trois critères apparaissent
alors essentiels pour l’évaluation de la situation : les caractéristiques
du cancer, le profil médical du patient, les préférences du patient.
» précise le Pr François Haab, chef du service urologie de l’Hôpital
Tenon (Paris).
Entre la surveillance
active (qui ne traite pas la maladie, même si elle est minime) et les
traitements radicaux qui sont suivis de séquelles altérant la qualité
de vie, émergent de nouveaux traitements moins invasifs ou réversibles
(thérapies focales, modulation du statut hormonal). Ces nouvelles options
thérapeutiques nécessitent un mode de prise en charge plus personnalisé
reposant sur une approche multidisciplinaire et un choix éclairé du
patient. Telle est la vocation du Centre de diagnostic et de suivi des
hommes à haut risque de cancer de la prostate créé à l’initiative
de l’hôpital Tenon.
Une plateforme qui personnalise
le dépistage et la prise en charge des cancers de la prostate et qui
place le patient au cœur du choix thérapeutique
Le Centre de diagnostic
et de suivi des cancers de la prostate s’adresse aux hommes à haut
risque individuel ou familial de cancer de la prostate, ou atteints
d’un cancer à faible potentiel évolutif.
L’organisation du Centre
permet de placer le patient au cœur du choix thérapeutique en lui
donnant accès aux techniques les plus récentes en termes de diagnostic
et de prise en charge et en l’informant sur les avantages et inconvénients
des options thérapeutiques adaptées à son cas.
Plusieurs spécialistes
: oncogénéticien, chirurgien urologue, andrologue, cancérologue,
radiologue, anatomopathologiste, biologiste et scientifique, impliqués
dans les découvertes des marqueurs de risque ou d’agressivité des
cancers de la prostate, mettent en commun leurs compétences pour informer,
diagnostiquer, conseiller, accompagner et surveiller de façon individualisée
chaque patient.
« Le Centre émet des
recommandations en termes de suivi et peut prendre en charge directement
le patient ou collaborer avec les médecins habituels » souligne le
Pr Olivier Cussenot, urologue-oncologue, responsable du centre à l’Hôpital
Tenon.
Le patient bénéficie
d’un suivi personnalisé qui repose sur les moyens les plus récents
(imageries, marqueurs sanguins et urinaires, biopsies, traitements peu
invasifs) pour diagnostiquer et traiter précocement les cancers de
la prostate tout en identifiant les cancers à pronostic favorable qui
ne justifient pas de traitement invasif.
Une organisation qui
s’inscrit en totale cohérence avec les objectifs de l’Association
Nationale des Malades du Cancer de la Prostate (ANAMACAP). « En France,
à la différence des Etats-Unis, l’oncologie comme la médecine est
compartimentée. Cette organisation peut parfois nuire à un choix thérapeutique
éclairé » regrette Roland Muntz, Président de l’ANAMACAP qui apporte
son soutien à toute initiative visant à diminuer les « sur traitements
» et les séquelles ou invalidités liées aux traitements du cancer
de la prostate.
Le Centre
de diagnostic et de suivi des cancers de la prostate en pratique
• L’inscription au
centre se fait sur demande écrite du médecin référent en accord
avec le patient.
• Une consultation
est proposée.
• Après un premier
bilan incluant un examen clinique et des examens complémentaires, le
coordonnateur élabore un schéma personnalisé de suivi qui est expliqué
lors d'une consultation.
• Ce schéma de suivi
est adapté aux données personnelles et familiales. Il prévoit le
rythme et les modalités de la surveillance et les éventuelles alternatives
thérapeutiques. Il est régulièrement remis à jour en fonction des
données personnelles et des avancées des connaissances scientifiques,
et est rediscuté lors des consultations de suivi.
• Le Centre accompagne
les patients qui peuvent choisir librement d'effectuer leur consultation
de surveillance soit dans le Centre, soit à l'extérieur en relation
avec le médecin référent.
Le patient
peut se procurer un dossier d’inscription à compléter avec son médecin
référent
Téléphone
: 01 56 01 61 52 / Fax : 01 56 01 73 06
Email
: info.centreprostate@tnn.aphp.fr
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Cosset JM, Cussenot O, Haab F. Le cancer de la prostate. Prise en charge
de la maladie et de ses séquelles.
John Libbey Eurotext
,Paris 2007.