Recommandations de l’AFU

Pour une nouvelle stratégie de recommandations, l'Association Française d’Urologie (AFU) propose :

  • - de 45 à 54 ans : un dépistage organisé pour les groupes à risques ;
  • - de 55 à 69 ans : un dépistage organisé, annuel si le PSA est supérieur à 1 ng/ml, tous les 3 ans si PSA est inférieur à 1 ng/ml ;
  • - de 70 à 75 ans : un dépistage individuel proposé au patient qui doit être informé de la maladie, de ses traitements et de leurs effets indésirables ;
  • - après 75 ans : le dépistage n'est pas recommandé.

Source : AFU, dossier de presse annonçant la journée de la prostate du 15/09/09

Définition

- Biopsie
- Gleason
- Capsule
- Stade TNM

Toutes les définitions dans le lexique

Comment pouvons-nous éviter le sur-traitement ?

Une fois le cancer détecté, le patient et ses médecins doivent déterminer le statut biologique exact : cette étape cruciale s’appelle le staging. Si l’on saute cette étape, la stratégie relève de la devinette (Dr STRUM).
  1. Les associations de malades dénoncent la dramatisation de la consultation et surtout celle de l’annonce du diagnostic qui permet à certains médecins de se précipiter sur une thérapie sans staging (le plus souvent, la prostatectomie).

  2. Les données de base d’un staging sérieux sont : PSA total, Rapport PSA total/PSA libre, densité du PSA, Vélocité du PSA, PAP, DRE, Volume de la prostate, score de Gleason et résultats des techniques d’imagerie.

  3. La stratégie peut se définir grâce aux algorithmes et nomogrammes (Partin – D’Amico – Narayan – Kattan) qui permettent de calculer les probabilités d’extension de la tumeur et les risques de récidive d’un traitement par rapport à un autre. Une telle connaissance permet un dialogue efficace avec des spécialistes compétents pour analyser les risques et les bénéfices de tous les traitements.

  4. Pour éviter le sur-traitement des cancers indolents, il existe de nombreuses options. Pourquoi choisir la plus invasive (prostatectomie) alors qu’il existe d’autres options moins agressives [curiethérapie, cryochirurgie, HIFU, Déprivation Androgénique Intermittente (Tucker 2005) ou Surveillance Active (Klotz 2005)].

  5. D’autre part, les nomogrammes et algorithmes permettent de prédire l’échec des traitements locaux dans le cadre d’une maladie systémique. Pourquoi ne pas utiliser ces outils, lorsqu’on sait que plus de 40% des prostatectomies aboutissent à des échecs.

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