Conclusion générale
Les malades du cancer de la prostate sont les premières victimes de ce qui a été mal fait ou de ce qui n’a pas été fait. Ils sont donc les témoins privilégiés de ce qui doit être fait (information – prévention – dépistage) et bien fait (diagnostic – staging – traitement – support). Ils revendiquent aujourd‘hui la responsabilité de participer dans une démocratie sanitaire au contrôle de leur maladie.
La morale, l’éthique, la loi, la médecine, la politique, le résultat économique constituent des facteurs qui sont tous en faveur du nouveau paradigme. Nous suivons la même histoire que celle du cancer du sein mais avec 10 ans de retard. Lorsqu’aux USA, les femmes se sont plaintes des mastectomies systématiques après un diagnostic de cancer du sein, la réglementation est venue à leur secours en imposant aux femmes d’être examinées par un oncologue avant tout acte chirurgical. Est-ce la voie à suivre ou devons-nous inviter les urologues au dialogue ? Lorsque nous voyons l’excellence des relations que nous entretenons avec le Professeur VAN POPPEL au niveau européen, avec le Docteur EICHHORN en Allemagne ou aussi avec le Professeur CUSSENOT en France, nous pouvons être optimistes mais il s’agit de ne pas se contenter de le dire.
Roland MUNTZ
Octobre 2006
