Réponses de spécialistes

Consultez les questions déjà posées sur le sujet et les réponses de nos spécialistes.

Consultez

La documentation

Consultez notre documentation complémentaire sur le sujet :
- Effets secondaires des traitements à visée hormonale
- Les traitements de l’incontinence après prostatectomie radicale
- Etc…

Tous les documents

Rééducation urologique post-opératoire

INFORMATION/CONSIGNES

Vous avez subi une intervention chirurgical qui a réduit vos capacités de contrôle urinaire du fait de l’ablation d’un des deux muscles sphinctériens permettant la continence : le sphincter externe (restant affaibli) doit désormais compenser l’absence du sphincter interne (obturateur naturel très puissant, à fonction automatique) retiré avec votre prostate.

La rééducation qui vous a été prescrite par votre chirurgien a pour objectif de vous aider à récupérer au plus vite et au mieux votre continence.
L’évolution de cette continence s’effectuera en fonction du terrain propre que vous représentez individuellement «état des lieux », importance du geste chirurgical, capacités physiques et mentales de coopération, régularité de vos efforts rééducatifs. Les délais d’amélioration peuvent prendre de 2 mois à un an, indifféremment selon chaque cas personnalisé, évoluant avec des hauts et des bas (parfois décourageants), et sans qu’un pronostic précis puisse être établi au départ.
Dans le cadre de cette rééducation, qui doit être active de votre part par définition, voici quelques consignes à suivre pour vous aider à progresser :

CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE :

- IMPORTANT : vous installer dans un état d’esprit défaitiste ou d’assistanat, les défis perdus d’avance sont rarement gagnés et ne méritent pas d’être relevés.
- Soulever ni porter lourd jusqu’à 2 mois après l’intervention, éviter de reprendre une activité professionnelle ou sportive trop précoce
- Avoir à pousser lors des selles (ne pas être constipé), idéalement les réaliser le soir plutôt qu’en début de journée (une poussée défécatoire étire, fatigue et affaibli votre sphincter).
- Ne pas réaliser d’interruption de votre jet mictionnel (sauf lorsque votre rééducateur vous le demandera, en tant que test), laisser la vessie se vider naturellement et complètement, sans la contrarier.
- Eviter d’avoir recours à un collecteur d’urine (sac à urine), utiliser les protections selon les consignes qui vous seront données (qualité et sevrage).
- Méfiez-vous de l’excès d’alcool (effet myorelaxant puissant)

CE QU’IL FAUT FAIRE :

- Confier à votre rééducateur vos interrogations et vos angoisses
- Suivre régulièrement cette rééducation par une participation active et très régulière :

En cabinet :
- Prise de conscience et application des fonctions périnéo-sphinctériennes, renforcement du tonus urétral, par biofeedback et par électrostimulation appropriée à l’évolution des symptômes (totalement indolore), tenir les calendriers mictionnels proposés…

A domicile :
- exercices périnéaux à réaliser 3 à 4 fois par jour (couché, assis ou debout si vous sentez bien votre muscle répondre) :

- 10 à 12 séries de 10 contractions brèves (contracter - lâcher) se suivant avec un petit
temps de repos entre elles
- 10 contractions de 5 secondes altérnant avec 10 secondes de repos
- Recommencer une fois (durée totale 10 à 15 minutes)
- 1 à 3 fois par jour, promenez vous
- Après chaque miction (pipi provoqué), celle-ci terminée, réaliser 5 à 10 contractions brèves et complètes (pour vider le canal et refermer le robinet).
- Contracter votre périnée avant et en accompagnant chaque effort « brutal » (se lever, tousser, soulever, etc…)
- Lorsque le besoin mictionnel se fait ressentir, lorsque vous êtes devant le WC, faire l’effort de se retenir quelques instants (en contractant son périnée) avant de vider la vessie
- Buvez suffisamment (1,5 litres par jour, en limitant l’alcool à un minimum) malgré les fuites.

Honcode

 

Certification Honconde en cours
de validation.