Guide patients / Cancer info

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Stratégies de traitement

Voir notre documentation complémentaire sur le sujet :

- Protocole LEIBOWITZ
- Immunothérapie
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Récidive

Voir notre documentation complémentaire sur le sujet :

- Récidive biochimique
- Intérêt d'une radiothérapie...
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Prostatectomie radicale

 

= Ablation de la glande prostatique et des vésicules séminales par voie chirurgicale. La préservation des nerfs érecteurs se discute au cas par cas. (La réalisation d’un curage ganglionnaire (= ablation de certains ganglions lymphatiques de drainage de la prostate) en début d’intervention est à discuter au cas par cas suivant notamment le taux de PSA ou le score de Gleason.)

Il existe plusieurs voies chirurgicales pour réaliser cette opération :

- Voie sus-pubienne : incision entre la symphyse pubienne et l’ombilic. C’est la modalité opératoire la plus répandue en France.

- Voie périnéale : incision entre les bourses et l’anus. C’est la modalité opératoire la moins répandue en France.

- Abord laparoscopique : on pratique plusieurs petites incisions de manière à introduire à l’intérieur du ventre une caméra ainsi que des instruments. La prostate est ensuite retirée par l’une des incisions qui sera agrandie sur quelques centimètres.

Quelque soit la voie opératoire choisie, l’opération se fait sous anesthésie générale. On enlève la prostate ainsi que les vésicules séminales et il faut ensuite réaliser une anastomose (= suture avec du fil) entre la vessie et l’urètre. Une sonde urinaire (passant par la verge) est laissée en place pendant plusieurs jours après l’opération et il faut compter, en moyenne, entre 5 et 10 jours d’hospitalisation.

Les complications de cette opération sont à prendre en compte :

- Risque de dysfonction érectile (= impuissance) allant de 30 à 80 % suivant la possibilité de conservation d’une ou des deux bandelettes vasculo-nerveuses, de l’âge du patient, de la qualité des érections en pré-opératoire. Dans ces bandelettes vasculo-nerveuses passent les nerfs érecteurs et l’urologue pourra essayer de les conserver pendant l’opération. Mais il faut garder à l’esprit que le but premier de l’opération est de retirer tout le cancer. Il faut donc parfois sacrifier ces bandelettes vasculo-nerveuses pour être sûr de passer en zone saine et ainsi enlever tout le cancer.

Cette dysfonction érectile va apparaître immédiatement après la chirurgie et la récupération d’une éventuelle fonction sexuelle se fera dans le temps. Cette récupération sera d’autant meilleure que l’une ou les deux bandelettes vasculo-nerveuses auront pu être respectée(s) pendant l’opération. La récupération d’une fonction sexuelle peut prendre jusqu’à 2 ans. Il existe alors divers moyens pour provoquer une érection :

  • Comprimés (sildénafil = VIAGRA®, vardénafil = LEVITRA®, tadalafil = CIALIS® ; Chlorhydrates d’apomorphines avec IXSENSE® et UPRIMA®),
  • Injections intra-caverneuses de prostaglandines (= piqûre sur les côtés dans les corps caverneux à la base de la verge),
  • Autres méthodes avec le VACUUM (= érecteur à dépression  : la verge est placée dans un cylindre dans lequel on créé le vide pour avoir une dépression permettant d’obtenir une érection ; un anneau est alors placé à la base de la verge pour maintenir l'érection) ou les injections intra-urétrales de prostaglandines (MUSE),…
  • Prothèse pénienne en dernier recours.

- Risque d’ incontinence urinaire : une incontinence urinaire est fréquente pendant quelques jours voir semaines après l’intervention et ce problème touche encore 5 à 10 % des patients 1 an après la chirurgie, l’incontinence n’étant importante que chez moins de 4 % d’entres eux. Des séances de rééducation périnéale à faire chez un kinésithérapeute vous seront prescrites par votre urologue. Il existe des protections absorbantes que l’on peut porter pour minimiser la gêne occasionnée. En cas d’incontinence sévère, on peut être amené à poser un sphincter urinaire artificiel qui donne d’excellents résultats.

- Risque de sténose de l’anastomose entre la vessie et l’urètre (2 %) : rétrécissement du calibre entre la vessie et l’urètre, à l’endroit où la couture a été faite pendant l’opération.

Le suivi des patients sur le plan de leur cancer est aisé grâce au PSA qui doit être indétectable 2 mois après la prostatectomie radicale. Son taux doit être sous le seuil de détection qui est de 0,1 ng/ml. Une élévation secondaire du taux de PSA marque généralement une évolution de la maladie

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