Le lexique des mots utiles

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 Adénocarcinome de la prostate [-]
Cancer (= tumeur maligne) de la prostate développé aux dépens des cellules des glandes prostatiques. Ce type de cancer est de loin le plus fréquent dans les cancers de la prostate.

 Adénome de la prostate [-]
Hypertrophie bénigne de la prostate = HBP. C’est une tumeur parfaitement bénigne de la prostate, fréquente chez l’homme après 50 ans.

 Adénopathie [-]
Ganglion lymphatique (= qui sert au drainage de la lymphe) augmenté de volume de manière anormale. Cette augmentation de taille peut être la résultante d’un envahissement par des cellules cancéreuses.

 Agoniste [-]
Analogue.

 ALD [-]
Affection de longue durée. Le cancer de la prostate, comme tous les cancers, est pris en charge à 100 %.

 Analogue [-]
Substance qui a un effet identique à une autre substance.

 Anatomo-pathologie [-]
Etude des tissus et des cellules au microscope et après coloration. Seule cette étude permet d’affirmer le diagnostic de cancer de la prostate et de déterminer le score de Gleason en cas d’adénocarcinome.

 Androgènes [-]
Hormones responsables du développement des caractères sexuels mâles. Les anti-androgènes sont donc des médicaments antagonistes des hormones mâles. L’androgène principal est la testostérone, dont 95 % sont fabriqués par le testicule et 5 % par les glandes surrénales (situées au-dessus des reins).

 Antalgiques [-]
Médicament permettant de lutter contre la douleur.

 Anticorps [-]
substance engendrée par l’organisme à la suite de l’introduction dans celui-ci d’un antigène et concourant au mécanisme de l’immunité.

 Antiémétique [-]
traitement destiné à prévenir et contrôler les nausées, haut-le-cœur et vomissements.

 Antigène [-]
substance qui, introduite dans l’organisme, provoque la formation d’un anticorps.

 Asthénie [-]
état de fatigue et d’épuisement.

 Biopsie [-]
Prélèvement d’un bout de tissu ou d’organe. Les biopsies de la prostate permettent de porter le diagnostic de cancer de la prostate. Il est obligatoire d’avoir une preuve anatomopathologique avant d’instaurer un traitement pour un cancer de la prostate.

 Bouffées de chaleur [-]
Sensation de chaleur de survenue brutale et de durée brève avec sudation. Elles sont dues à la diminution des androgènes circulants et sont très fréquentes lors de l’instauration d’un traitement hormonal. Elles vont ensuite s’atténuer progressivement. Divers traitements peuvent être proposés en cas de persistance ou de gêne trop importante.

 Brachythérapie [-]
Terme nord-américain pour désigner la curiethérapie.

 Cancérologie ou oncologie [-]
discipline scientifique ou médicale qui étudie et traite le cancer.

 Capsule [-]
Fine lame de tissu enveloppant un organe. Le franchissement de la capsule de la prostate par des cellules cancéreuses ne correspond plus à un stade localisé de la maladie, mais à une extension extra-prostatique.

 Cathéter [-]
fin tuyau souple destiné à être placé en permanence dans une veine réaliser des injections ou perfusions.

 Chimiothérapie [-]
traitement par des substances chimiques absorbées par voie orale et/ou perfusion.

 Curiethérapie [-]
Modalité de radiothérapie utilisant de petites sources radioactives placées temporairement au contact de la zone à traiter.

 Cystite radique [-]
Inflammation de la paroi vésicale due à la radiothérapie.

 Dysurie [-]
Difficulté pour uriner avec baisse du débit urinaire.

 Echappement hormonal [-]
Croissance tumorale malgré une suppression androgénique efficace (testostéronémie effondrée). Ce phénomène est expliqué par la croissance de clones cellulaires hormonorésistants dont la croissance est donc indépendante des androgènes. C’est un tournant dans la maladie et c’est à ce stade qu’une chimiothérapie peut être instaurée (certains protocoles proposent actuellement la mise en place de chimiothérapie avant ce stade).

 Echographie [-]
méthode d’exploration utilisant la réflexion (écho) des ultrasons dans les organes.

 Endocrine (glande) [-]
Glande qui déverse le produit de sa sécrétion et ses hormones directement dans le sang.

 Exérèse [-]
intervention chirurgicale visant à enlever une partie ou la totalité d’un organe.

 Flare-up [-]
Augmentation des androgènes circulants dans le sang due à l’initiation d’un traitement par agoniste de la LH-RH et pouvant être responsable d’une exacerbation des signes cliniques dus au cancer de la prostate (dysurie, douleurs osseuses, compression le la moelle osseuse,…). La prévention de ce phénomène est réalisé par l’adjonction d’un traitement anti-androgène non stéroïdien pendant le premier mois.

 Ganglion (lymphatique) [-]
Le système lymphatique, composé de vaisseaux et de ganglions, joue un rôle de filtre et de barrière immunitaire permettant à l'organisme de combattre les infections et les tumeurs.

 Gleason [-]
Indice ou score reposant, à l’examen anatomopathologique, sur une classification prenant en compte l’architecture des cellules cancéreuses. Il existe cinq aspects différents gradés de 1 à 5 en allant de la forme la mieux différenciée (cancer peu agressif) à la forme la moins bien différenciée (cancer plus agressif). Le score de Gleason s’établit en additionnant les deux formes les plus représentées sur les prélèvements, et varie donc de 2 à 10. Une tumeur sera bien différenciée pour un score de Gleason allant de 2 à 4, moyennement différenciée pour un score allant de 5 à 7 et peu différenciée pour un score allant de 8 à 10.

 Guérison [-]
certitude de la neutralisation définitive de la maladie.

 Gynécomastie [-]
Augmentation du volume mammaire par développement des glandes. Elle est due à un déséquilibre hormonal entre les androgènes et les oestrogènes dans le sang. Les médicaments en cause dans le cancer de la prostate sont les oestrogènes et les anti-androgènes.

 Hématurie [-]
Présence de sang dans les urines. Elle est soit microscopique, soit macroscopique (visible à l’œil nu).

 Hémospermie [-]
Présence de sang dans le sperme.

 Hormonothérapie [-]
traitement par les hormones de certains cancers hormonodépendants.

 I R M (Imagerie par Résonance Magnétique) [-]
examen radiologique utilisant des champs magnétiques pour obtenir des images internes du corps humain.

 Immunothérapie [-]
traitement consistant à provoquer ou à augmenter l’immunité de l’organisme par l’injection d’anticorps ou d’antigènes.

 Impériosités mictionnelles [-]
Besoins pressants, d’apparition brutale, d’aller uriner.

 Invasif [-]
caractère d’une tumeur qui s’étend et envahit les tissus voisins.

 LHRH [-]
Luteinizing Hormone-Releasing Hormone. Hormone secrétée par une région du cerveau s’appellant hypothalamus et à destinée hypophysaire. L’hypophyse sécrète ensuite une hormone appelée LH qui permettra la synthèse (fabrication) de testostérone par le testicule.

 Lymphe [-]
liquide riche en protéines et en lymphocytes, circulant dans les vaisseaux lymphatiques.

 Lymphocytes [-]
petits globules blancs (leucocytes) présents dans le sang, la moelle et les tissus lymphoïdes. Ils jouent un rôle essentiel dans les réactions immunitaires de l’organisme.

 Marge chirurgicale [-]
Limite d’ablation d’une tumeur ou d’un organe. Une marge chirurgicale est positive quand il existe des cellules tumorales sur cette limite de section.

 Marqueurs tumoraux [-]
substance sécrétée par les cellules tumorales. Leur dosage dans le sang permet de suivre l’évolution de certaines tumeurs.

 Métastase [-]
Dissémination à distance des cellules cancéreuses qui quittent alors l’organe dans lequel elles sont nées. Les métastases les plus fréquentes du cancer de la prostate sont les métastases osseuses.

 Miction [-]
Action d’uriner. Une miction est normalement volontaire, indolore et complète (la vessie est vide après chaque miction).

 Néoplasie [-]
Cancer.

 Oestrogènes [-]
Hormones stéroïdes de la femme. On retrouve des oestrogènes chez l’homme par transformation de la testostérone (aromatisation).

 PET SCAN (Positron Emission Tomography Scanner) [-]
appareil d’imagerie médicale permettant la localisation des foyers pathologiques exprimant une activité métabolique élevée.

 Pollakiurie [-]
Augmentation de la fréquence des mictions.

 Protocole [-]
recueil d’indications rappelant les examens ou les règles du traitement pour un cancer d’un type donné. Il évolue avec les progrès scientifiques.

 PSA [-]
Prostate Specific Antigen = Antigène spécifique de la prostate. Un long paragraphe est consacré à cette protéine dans le chapitre « Examens complémentaires après la consultation ».

 Radiographie [-]
technique d’imagerie utilisant les propriétés des rayons X.

 Radiothérapie [-]
traitement consistant à soumettre la tumeur à un faisceau de rayons afin de détruire les cellules cancéreuses.

 Récidive [-]
réapparition de la tumeur après une période de rémission.

 Rectite radique [-]
Inflammation de la paroi du rectum due à la radiothérapie.

 Rectorragie [-]
Présence de sang dans les selles.

 Rémission [-]
disparition apparente de tout signe évolutif de la maladie. Après un laps de temps défini, on parle de guérison.

 Rétention aiguë d’urine [-]
Impossibilité totale de pouvoir uriner.

 Scanner (TDM Tomodensitométrie) [-]
appareil de radiodiagnostic qui permet d’obtenir et de traiter des images en coupe du corps.

 Scintigraphie osseuse [-]
Examen réalisé par un service de médecine nucléaire qui permet de voir une quelconque atteinte osseuse par la maladie. On injecte par une perfusion dans une veine un produit faiblement radioactif qui va aller se fixer sur les os pathologiques, c'est-à-dire où se sont localisées des cellules tumorales (= métastases). Cet examen a une bonne sensibilité et est donc rarement négatif en cas d’atteinte osseuse. Il a de plus l’avantage de découvrir des métastases osseuses qui ne parlent pas encore cliniquement, et ce de manière beaucoup plus précoce que des radiographies standard. Il permet donc de faire un bilan osseux à un moment précis de l’évolution de la maladie. Il pourra aussi conduire à la réalisation d’examen(s) complémentaire(s), notamment en cas d’atteinte de la colonne vertébrale : indication de réalisation d’une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) pour s’assurer de l’absence d’atteinte de la moelle épinière.

 Stade TNM [-]
Classification de l’extension d’une tumeur, et ce quelle que soit la tumeur. Le T côte la taille de la tumeur, le N le statut ganglionnaire et le M la présence ou non de métastases.

 Sténose [-]
Rétrécissement.

 Toucher rectal [-]
Exploration de la prostate grâce à un doigt dans le rectum.

 Tumeur [-]
augmentation anormale de volume d’une partie d’un tissu ou d’un organe due à une prolifération cellulaire.

 Urètre (ou urèthre) [-]
Canal reliant la vessie à l’extrémité de la verge chez l’homme. C’est ce canal qu’empreinte les urines lors de la miction et le sperme lors de l’éjaculation.

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