Guide patients / Cancer info

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Stratégies de traitement

Voir notre documentation complémentaire sur le sujet :

- Protocole LEIBOWITZ
- Immunothérapie
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Récidive

Voir notre documentation complémentaire sur le sujet :

- Récidive biochimique
- Intérêt d'une radiothérapie...
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Traitement du cancer localisé de la prostate par Ultrasons Focalisés de Haute Intensité (traitement HIFU)

Ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU)  : Ablatherm® HIFU et Focal One®

 



Le principe de cette méthode repose sur l'utilisation d'ultrasons émis par une sonde endorectale (placée dans le rectum en face de la prostate) et focalisés sur la prostate. Le tissu visé est alors détruit par la chaleur (obtention d’une élévation de température qui peut atteindre 100°C produisant alors une nécrose dite de coagulation). Il faut généralement entre 300 et 700 tirs pour détruire toute la prostate, en sachant que chaque tir détruit un petit cylindre de tissu (20 mm de long sur 2 mm de diamètre).
En pratique, le patient arrive la veille de l’intervention à l’hôpital et une préparation digestive est effectuée. Le lendemain au bloc opératoire, on réalise généralement en début d’intervention une résection de la prostate par les voies naturelles (grattage de la prostate) puis il faut de 1 à 2 heures ensuite pour le traitement en lui-même (la prostate ne doit pas être d’un gros volume initialement). Une sonde urinaire est mise en place et retirée au bout de 48 heures. Le patient peut alors sortir, une fois que l’on a vérifié qu’il avait repris de bonnes mictions.
Les effets secondaires de ce traitement sont la rétention aiguë d’urine (impossibilité d’uriner) pour 8 % des patients traités, la dysfonction érectile (impuissance) de l’ordre de 40 à 60 % et une incontinence urinaire d’effort (10 à 15 %).

Le patient revient alors de manière régulière en consultation et une surveillance du PSA est effectuée. Certains médecins réalisent des biopsies prostatiques de contrôle quelques mois après le traitement, de manière à refaire un nouveau traitement en cas de persistance de tissu cancéreux.

 

Il faut de plus retenir que :

  • Le recul de ce traitement est inférieur au trois premiers, et n’est que de 5 ans. On ne connaît donc pas les résultats à long terme d’un point de vue carcinologique. Le centre français qui en a la plus longue expérience a un taux de survie sans récidive de la maladie à 5 ans de l’ordre de 66 % en considérant tous les patients, et de l’ordre de 85 % en prenant les patients ayant des conditions favorables avant le traitement.
  • Ce traitement peut être utilisé dans certains cas après échec de radiothérapie externe, lorsque la récidive de la maladie est locale.
  • Ce traitement est généralement indiqué aujourd’hui chez les patients chez qui une chirurgie est risquée (présence de maladies associées), ou chez les patients qui refusent une chirurgie.


Espérance de vie inférieure à 10 ans :

  • Stade T1a : Surveillance annuelle simple
  • Stade T1b, T1c et T2 : Une surveillance peut être proposée (abstention thérapeutique immédiate – surveillance – traitement différé). On peut initier un traitement par hormonothérapie en cas de progression symptomatique de la maladie. On peut proposer une radiothérapie, une hormonothérapie ou une association des deux si l’espérance de vie est entre 5 et 10 ans et la tumeur prostatique indifférenciée (Gleason supérieur ou égal à 6).

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