Nouveau paradigme 2010

La controverse absurde du dépistage du cancer de la prostate par le test PSA aboutit aujourd’hui à un développement anarchique du dépistage, lequel conduit à une augmentation de l’incidence des cancers localisés (94 % aux USA). Parmi ces cancers localisés, près d’un tiers sont indolents (non agressifs) et ne nécessitent pas de traitements agressifs lesquels ont pour conséquence de rendre le malade impuissant et/ou incontinent une fois sur deux…. Lire la suite

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Circonstances de découverte du cancer de la prostate

Découverte fortuite :

- Anomalie au toucher rectal (TR) lors d’un examen systématique ou du dosage de PSA (Prostate Specific Antigen) anormalement élevé (> 4 ng/ml pour la grande majorité des kits de dosages que l’on trouve en laboratoire).

Cette situation est fréquente, surtout depuis la mise en place d’un dépistage systématique du cancer de la prostate préconisé par l’Association Française d’Urologie (AFU). Ce dépistage s’adresse aux hommes de 50 à 75 ans et repose sur la réalisation d’un toucher rectal et d’un dosage de PSA tous les ans. Il faut commencer le dépistage à 45 ans en cas d’origine antillaise ou d’antécédent familial de cancer de la prostate. Ce dépistage est capital car un cancer de la prostate débutant ne va entraîner aucun symptôme. Mais c’est à ce stade que l’on peut en guérir. Quand les symptômes apparaissent, il est souvent malheureusement déjà trop tard …

- Découverte histologique sur des copeaux prostatiques après résection endoscopique ou sur pièce d’adénomectomie chirurgicale dans le cadre du traitement d’un adénome de la prostate. Lorsqu’il faut opérer un adénome de la prostate, soit on réalise un “ grattage de la prostate”  par les voie naturelles (= résection endoscopique), soit on enlève l’adénome en passant par le ventre en faisant une incision sur la peau entre le nombril et le pubis (= adénomectomie voie haute). Dans les deux cas, on récupère les morceaux de prostate enlevés et c’est donc l’analyse de ce tissu prostatique par un service d’anatomopathologie qui va faire le diagnostic.

Manifestations cliniques  :

- Symptômes urinaires : Dysurie (difficulté pour uriner avec diminution du débit urinaire), pollakiurie (augmentation de la fréquence des mictions), impériosités mictionnelles (besoin urgent, d’apparition brutale, d’aller uriner), rétention aiguë d’urine (impossibilité totale de pouvoir uriner), hématurie macroscopique typiquement initiale (sang dans les urines visible à l’œil nu et plutôt en début de miction), hémospermie (sang dans le sperme). Possible insuffisance rénale par obstruction urétrale ou urétérale bilatérale.

- Douleurs : Osseuses (++) en rapport avec des métastases révélatrices (bassin, rachis dorso-lombaire et côtes). Possible douleurs lombaires unilatérales par obstruction urétérale (la tumeur empêche l’écoulement des urines du rein vers la vessie en comprimant l’uretère près de son abouchement dans la vessie).

- Autres : Compression médullaire (moelle épiniaire) ou radiculaire (racine nerveuse) par atteinte vertébrale et/ou épidurite métastatique, altération de l’état général, asthénie, amaigrissement, œdème d’un membre inférieur,…

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