Nouveau paradigme 2010

La controverse absurde du dépistage du cancer de la prostate par le test PSA aboutit aujourd’hui à un développement anarchique du dépistage, lequel conduit à une augmentation de l’incidence des cancers localisés (94 % aux USA). Parmi ces cancers localisés, près d’un tiers sont indolents (non agressifs) et ne nécessitent pas de traitements agressifs lesquels ont pour conséquence de rendre le malade impuissant et/ou incontinent une fois sur deux…. Lire la suite

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Examens complémentaires après la consultation

Antigène spécifique de la prostate (PSA)  :

Votre urologue ou votre médecin traitant vous donnera une ordonnance de prise de sang pour doser le PSA total (= Prostate Specific Antigen = antigène spécifique de la prostate). Les lignes qui suivent vont vous aider à comprendre tout l’intérêt que nous portons à cette protéine :

- Glycoprotéine produite par les glandes prostatiques. Le PSA est excrété dans la lumière des glandes prostatiques et se retrouve dans le liquide séminal où il intervient dans la liquéfaction du sperme.

- Le PSA est concentré dans le tissu prostatique et les taux que l’on retrouve dans le sang sont normalement très bas. Les glandes salivaires et mammaires peuvent aussi secréter du PSA, mais en quantité très minime et donc sans influence sur son dosage. Le PSA n’a donc rien à faire dans le sang car il n’y a aucune fonction. Mais sa présence, véritable avatar physiologique, nous aide grandement : on peut ainsi, par simple dosage du PSA sanguin, suivre l’évolution de différentes pathologies affectant la prostate.

- La demi-vie du PSA est de 2.2 à 3.2 jours (= temps nécessaire à l’élimination de la moitié de la quantité présente dans la circulation sanguine). Il faut donc en moyenne 3 semaines (5 à 6 fois la demi-vie) pour que le taux de PSA revienne à un état de base après toute manipulation prostatique.

- Une augmentation du taux du PSA n’est pas synonyme de cancer de la prostate et peut se voir aussi dans de nombreuses situations (cf tableau 1). On peut donc avoir un taux de PSA dans le sang supérieur à la normale et ne pas avoir de cancer de la prostate, comme l’on peut avoir aussi un cancer de la prostate et un PSA normal (20 % des hommes ayant un cancer de la prostate ont un PSA inférieur à 4 ng/ml).

Facteurs de variations
Effet sur le PSA
Recommandations

Toucher rectal

Oui

Attendre quelques jours

Massage prostatique

Oui

Attendre 3 jours

Echographie prostatique endorectale

Non

 

Adénome de la prostate

Oui

Voir plus bas

Ejaculation

Oui

Attendre 2 jours

Prostatite

Oui

Attendre 6 à 8 semaines

Fibroscopie vésicale / Sondage urinaire

Non

 

Rétention aiguë d’urine

Oui

Attendre 7 jours

Variations diurnes, activités physiques

Non

 

Biopsies prostatiques

Oui

Attendre 6 semaines

Résection endoscopique prostatique

Oui

Attendre 6 semaines

Tableau 1  : Implications des différents facteurs de variations sur le dosage du PSA


- Il existe plusieurs méthodes de dosage du PSA. La majeure partie d’entre elles prenent 4 ng/ml comme valeur supérieure de la normale. Ainsi, en dehors de tous ces facteurs de variations, une augmentation du taux de PSA peut être due soit à un cancer, soit à un adénome de la prostate. Or le seul moyen qui permette de différencier ces deux pathologies est de réaliser des biopsies prostatiques (BP) (cf infra). On a donc cherché à affiner le dosage du PSA de manière à diminuer le nombre de BP réalisées en écartant les patients à très faible risque (pour des raisons de coût et de morbidité); Sont alors apparus la vélocité du PSA, la densité du PSA, son adaptation par rapport à l’âge et surtout le rapport du PSA libre (PSAl) sur le PSA total (PSAt) qui est l’élément actuellement utilisé en pratique urologique courante. En cas de cancer de la prostate, on observe une diminution du rapport PSAl / PSAt due à une plus forte présence de PSA sous forme liée. On peut résumer la situation actuelle par les figures 1 et 1 bis (cliquez pour agrandir).




- Le PSA a de plus une valeur pronostique suivant son taux (cf Tableau 2).

Valeur du PSA en ng/ml

Risque de cancer

Stade du cancer

3 à10

30 %

Très précoce et curable dans + de 8 cas sur 10

10 à 30

75 %

Précoce et curable dans 5 cas sur 10

30 à 100

90 %

Avancé non curable, présence de métastases ganglionnaires

100 à 1000

100 %

Tardif non curable avec présence de métastases osseuses

Tableau 2 : Incidences pronostiques de la valeur du PSA au diagnostic


Echographie prostatique par voie endorectale :

La sonde d’échographie est introduite dans le rectum par l’anus.

- Elle n’a qu’un seul intérêt, celui de guider les biopsies prostatiques.

- Elle n’a aucun intérêt sur le plan diagnostique, car il n’existe pas de lésions spécifiques de cancer de la prostate.

Echographie prostatique par vois sus-pubienne :

La sonde d’échographie est appliquée sur le ventre du patient. Cet examen n’a aucun intérêt dans le cadre d’un dépistage de cancer de la prostate.

Examen cyto-bactériologique des urines : (ECBU)

A faire, en théorie, avec tout dosage du PSA. A pratiquer aussi si le patient à une symptomatologie urinaire pouvant évoquer un problème infectieux.

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