Comment j'ai résolu mon problème d'incontinence


Témoignage d'un adhérent

· Je rentre en clinique en mai 2005 pour y subir une prostatectomie.
· Au bout de six jours, la sonde est retirée et le lendemain je quitte la clinique.
· C'est alors que mon calvaire commence . . .


Je ne savais pas et n'imaginais même pas ce que représentait pour un individu l’incontinence.

Le chirurgien qui m’a opéré, avait abordé avec moi ce problème, très succinctement, le risque de rester incontinent après l’opération. Pour moi, ce fut le cas ! . . . Bien sûr, à priori, le cancer a été enlevé avec la prostate, mais dorénavant il me faut gérer ma nouvelle vie : celle de vivre avec des protections en permanence, pour l'incontinence.

Je me souviens…ce fut très dur pour moi psychologiquement, mais j'avais espoir qu'avec le temps, tout s'arrangerait . . . Le matin, pour faire ma toilette, j'ai toujours aimé me mettre à l'aise, c'est à dire tout nu dans la salle de bain. Maintenant ça n'est plus possible, car "le robinet" fuit en permanence et le tapis de bain est copieusement arrosé. Je suis obligé de me réfugier aussitôt déshabillé sous la douche ou dans la baignoire, les seuls endroits où je me sens en sécurité ! . . .

Avec le temps qui passe, et l'incontinence qui dure, j’ai pris l’habitude de ne plus sortir longtemps. Plus de longues promenades en forêts, plus de randonnées en vélo, plus de gymnastique, plus de jogging, tout me pèse et m'ennuie. Je suis sans arrêt mouillé et ne supporte plus ces protections en permanence, car 'humidité est d'un contact désagréable, et cela m'irrite. J'ai peur de « pisser dans mon slip», et pour cette raison je bois de moins en moins, ma femme s'en inquiète et mon médecin aussi. Le soir, plus de potage, surtout aux poireaux, ni de tisane avant d'aller me coucher, sinon : Attention les dégâts ! . . .

Les invitations en famille, ou chez des amis m’ennuient aussi et me coûtent de gros efforts. Aussi je refuse ces invitations et reste cloîtré à la maison. Je n'ai plus envie d'être le "boulet" de la soirée…Une amie me dit au téléphone : « Jean tu es comme une fleur qui s'étiole ! . . . » Je me souviens de ces moments très durs que j'ai vécu pendant de longs mois . . . Malgré cela, je fais régulièrement mes mouvements, plusieurs fois par jour pour améliorer les performances du sphincter, le muscler, debout, allongé ou en marchant. J'ai toujours estimé qu'il faut mettre tout en oeuvre pour essayer de gagner le combat.

J’ai eu aussi douze séances de kiné, avec sonde d’electrostimulation, qui n’ont pas donné de résultats satisfaisants, puis douze autres séances à nouveau, peu d'amélioration ou pas, alors je cherche d'autre solutions…

Malgré tout, avec le temps qui passe, la situation s’améliore. Plus d’inondations nocturnes comme ce fut souvent le cas pendant près d'un an. La protection du soir que je mets en me couchant, suffit maintenant pour la nuit, ce qui n’était pas le cas auparavant. Et puis, dans la journée, les fuites s’estompent aussi. Le matin, pas de fuites réelles, le sphincter qui est reposé par une bonne nuit, paraît faire son travail, elles commencent plutôt dans l'après-midi, vers 15 heures, après le repas du midi.

Après 16 mois de galère, je suis toujours à la recherche de solutions à ces fuites, qu'on ne peut plus qualifier de fuites d'effort, puisque il m'arrive de « fuir» même assis ou allongé. Lassé de tout cela, je vais consulter mon médecin, lui parle de mes problèmes d'incontinence, et il me prescrit une pince pénienne. Je m'étonne et lui demande des explications. Il me rétorque que c'est ni plus ni moins une « pince à linge médicale» ! . . . Je suis intrigué par cette prescription et en rentrant chez moi, je cherche sur Internet où en trouver par curiosité.

Je trouve un site, où un homme, Jean Pierre, est lui aussi passé par toutes ces épreuves. Je lui envoie un mail, et lui demande gentiment de m'appeler si possible car j'ai besoin de parler.

Quelques minutes après, le téléphone sonne ! C'est Jean pierre qui m'explique son parcours, son cancer, son opération, son incontinence, et ses solutions…Lui parler me fait du bien. Il m'explique qu'il existe un petit sphincter urétral externe qui se pose sur la verge, à la base du gland et qui fait office de pince. Il est très léger (10 gr environ on ne le sent pas), il comprime l'urètre et empêche les fuites, il est baptisé :




Je l'ai commandé et reçu quelques jours après, et avec beaucoup d'empressement je l'ai installé. Il faut bien évidemment un petit apprentissage pour bien le maîtriser.

Au début, on a tendance à trop serrer ou pas assez. La petite vis de réglage au dessous est bien adaptée. Beaucoup mieux paraît-il que la pince pénienne vendue en pharmacie qui elle se serre avec des crans. (moins bien selon JP. trop ou pas assez serré : pince inadaptée selon lui et trop lourde…).

Depuis plus d'une semaine maintenant, je ne porte plus de protections de jour comme de nuit.

Ma vie a changé, je peux enfin vivre le quotidien avec optimisme, ce qui n'était pas le cas auparavant. L'uriclip a changé ma vie et je me sens mieux dans ma tête et dans mon corps.

Je peux aller faire du shopping en ville avec mon épouse, ce qui était rare avant . . . Il m'est plus facile de me livrer à des activités extérieures, travaux de jardin, restauration de peinture, etc... travaux difficiles que je n'aurai jamais effectué auparavant dans ma situation.

Ce matin j'ai pu faire plus de 30 minutes de vélo elliptique (genre ski de fond) à vive allure, justement pour me muscler le bas du ventre, ce qui reste profitable pour l'avenir et je m'engage à le faire plus régulièrement désormais. L'avantage, qu'il pleuve ou qu'il vente, il est toujours possible d'en pratiquer devant la fenêtre grande ouverte, tout en faisant en même temps, des respirations pour s'oxygéner . . .

Et comme disent les urologues, tout cela « en restant sec ». (grâce à l'UriClip)

Ma vie a changé, plus rien de comparable avec ce que j'ai vécu dans le passé . . .

Je peux à nouveau boire sans crainte, prendre un thé vert l'après-midi, manger mon potage le soir et boire ma tisane si j'en ai l'envie. Plus de contraintes désormais ! . . .

L'UriClip permet également une économie, non négligeable, sur l'achat des protections.


Un adhérent

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