Hypertrophie bénigne prostate jet

L’hypertrophie bénigne (adénome) de la prostate

Presque tous les hommes, en vieillissant, sont sujets à l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) appelée aussi adénome prostatique ou encore hyperplasie.

Les causes de l’hypertrophie bénigne (adénome) de la prostate

L’hypertrophie bénigne de la prostate résulte d’une prolifération non cancéreuse de cellules prostatiques qui  entraine le gonflement de la zone de la prostate entourant l’urètre. L’urètre se retrouve comprimé, gênant ainsi le vidage normal de la vessie

Si cette maladie reste donc bénigne comme son nom l’indique, elle peut néanmoins engendrer des troubles voir des complications urinaires.

Mais, en aucun cas, l’HBP (adénome de la prostate) ne peut dégénérer en cancer (adénocarcinome) ni augmenter le risque de survenu d’un cancer. Ce sont deux maladies totalement différentes qui peuvent cependant coexister.

Les symptômes de l’hypertrophie bénigne (adénome) de la prostate

Les symptômes sont de deux ordres, obstructifs ou irritatifs.

Les symptômes obstructifs sont généralement une difficulté à initier la miction (dysurie), un jet urinaire faible et interrompu, des gouttes retardataires, une sensation de vidange incomplète.

Les symptômes irritatifs sont une envie pressante et fréquente d’uriner, l’impossibilité de se retenir (incontinence d’urgence), le besoin de se lever plusieurs fois par nuit.

Les complications de l’hypertrophie bénigne (adénome) de la prostate

L’augmentation du volume de la prostate peut favoriser à terme certaines complications urinaires comme la rétention d’urine, des hernies ou hémorroïdes, des infections ou la formation de calculs vésicaux. Elle peut également nuire à la qualité de vie. C’est pourquoi il est nécessaire de consulter si la gêne occasionnée est trop importante.

Les traitements de l’hypertrophie bénigne (adénome) de la prostate

Un traitement médicamenteux est habituellement proposé en première intention.

S’il s’avère inefficace, un acte chirurgical peut être envisagé.

L’incision cervico-protastique par voie chirurgicale ou endoscopique (sans ouverture des parois) est plutôt destinée aux hommes de moins de 60 ans ayant une petite prostate. Elle consiste à inciser le col de la vessie et de la prostate.

La Résection trans urétrale de la prostate RTUP est l’opération la plus courante. Le chirurgien racle l’adénome qui comprime l’urêtre au moyen d’un instrument endoscopique introduit dans le canal de la verge

On peut aussi obtenir ce résultat en vaporisant l’adénome au moyen d’un puissant rayon laser. Il a été démontré que l’utilisation du laser diminue le risque hémorragique.

Enfin quand la prostate a pris beaucoup trop de volume ou que des complications dommageables aux reins surviennent, une chirurgie ouverte avec anesthésie générale sera pratiquée. Le praticien incise le bas de l’abdomen pour ôter une partie de la glande prostatique. Cette intervention, appelée adénomectomie, laisse la capsule prostatique intacte et ne doit pas être confondue avec la prostatectomie réalisée dans le cas d’un traitement de la prostate.

 

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