Sommaire dysfonction érectile

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La dysfonction érectile est l’un des effets secondaires du cancer de la prostate et de ses traitements. On parle de dysfonction érectile lorsqu’il n’est plus possible d’obtenir spontanément une érection. Aux suites d’une radiothérapie ou d’une chirurgie prostatique, cette fonction peut être perturbée pendant de nombreux mois. Dans certains cas, la dysfonction peut devenir pérenne et entraver l’accès à une vie sexuelle épanouie.  

Heureusement, de nombreuses solutions existent pour stimuler une érection et permettre le rapport sexuel tout en rééduquant petit à petit le pénis. Lorsque ces solutions ne suffisent pas, cessent d’être efficaces ou sont contrindiquées, il est envisageable de recourir à un implant pénien pour retrouver une vie sexuelle épanouie de façon très efficace.  

Implant pénien ou implant malléable 

L’implant pénien est un appareil placé par le biais d’une intervention chirurgicale et qui permet de générer une érection mécaniquement. Ces implants sont de deux types : les implants péniens gonflables et les implants péniens malléables (ou semi-rigides).  

  • Les implants gonflables à trois pièces : ceux-ci sont composés de cylindres intracaverneux positionnés dans la verge, une pompe placée dans le scrotum et un réservoir placé dans le pubis. Il suffit d’activer la pompe dans le scrotum pour gonfler les cylindres et générer l’érection (largeur jusqu’à 14 mm pour les modèles étroits, jusqu’à 18 mm pour les modèles standards) ; 
  • Les implants gonflables à deux pièces : ces implants fonctionnent de la même façon que les implants gonflables à trois pièces mais ne disposent pas de réservoir rétropubien. Le réservoir est dans ce cas placé dans le scrotum avec la pompe ou directement dans les cylindres. L’érection est moins rigide et volumineuse que l’implant à trois pièces ; 
  • Les implants semi-rigides sont des tiges qui sont placées dans la verge. Ces implants offrent ainsi une rigidité constante. Dans le cadre d’un rapport sexuel, il suffit ainsi de placer la verge dans la position souhaitée puis de la remettre en position initiale une fois l’acte terminé. Cette solution est simple à utiliser mais dispose du désavantage de ne pas gonfler le pénis en position d’érection.  

Ces implants offrent tous un taux de satisfaction record (90 %) et un taux d’entretien faible. Le risque, cependant, est celui de générer une infection aux suites de l’opération ainsi il est capital d’étudier vos antécédents médicaux avec votre urologue.  

Une sexualité épanouie 

Dans les cas où l’implant est recommandé, il permet de retrouver une vie sexuelle épanouie et fluide. En effet, les alternatives qui sont la pompe à vacuuml’injection intracaverneuse ou encore les médicaments peuvent être des solutions impactantes pour les préliminaires. Avec les implants, ceux-ci redeviennent naturels et l’érection peut être générée à la demande, sans intervention d’un outil externe et sans besoin d’anticiper vos rapports sexuels. 

Le mieux encore, c’est d’en parler avec d’autres patients qui sont passés par là. L’ANAMACaP met en relation des patients pour encourager le partage d’information et de retour d’expérience. N’hésitez pas à nous rejoindre pour obtenir des réponses à vos questions. 

Quelques éléments à noter :

  • L’implant pénien donne le taux de satisfaction du couple le plus élevé (supérieur à 90 %)
  • Quand aucun des traitements ne fonctionne (médicaments, injections, vaccum), il est possible de poser un implant pénien.

  • Il est préférable d’attendre au moins deux ans après le traitement du cancer de la prostate pour procéder à la pose d’un implant.

  • La dysfonction érectile peut influer sur la qualité de vie. Elle peut être à l’origine d’une importante souffrance chez l’individu qui en est atteint ainsi que chez sa partenaire. Le patient concerné par ce problème et qui le vit mal doit en parler à son médecin si lui-même ne pose pas la question. Les patients qui n’éprouvent pas ce besoin n’ont pas de raison de suivre un traitement.

Extraits de notre dossier complet sur la dysfonction érectile traité lors de notre journée scientifique médecins-patients de 2011

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