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Les témoignages sont le plus souvent postés par des personnes encore touchées par la maladie, ce qui peut donner une impression « négative ». Les personnes qui se sentent guéries souhaitent passer à autre chose et ne laissent pas forcément de témoignage alors que leur vision de la maladie aurait certainement une connotation plus positive.

Radiothérapie cancer prostate
Gégé 372
14 Jan 2019

Radiothérapie cancer prostate Atteint d'un cancer de prostate à un stade intermédiaire, j'ai pris le temps de bien réfléchir au traitement que je désirais….après une période d'interrogation (je refusais d'emblée la prostatectomie) je me suis décider pour 37 séances de radiothérapie à l'hopital Bretonneau à Tours ( centre Kaplan dirigé par le professeur Calais) et je suis très satisfait à la fois de l'accueil (personnel sympathique, humains, aidants, rv toujours à l'heure..bref le pied) et le traitement avec pratiquement aucun effets secondaires à part une envie plus fréquente d'uriner. Pour se faire, régime sans résidus, pas d'alcool, boire et hydrater la vessie souvent, quelques smecta en cas de légère indisposition mais pas de brulures, pas de diarrhée, pas de douleurs, un traitement qui est passé comme une lettre à la poste avec la même efficacité que l'opération de la prostate…. Je vous encourage vivement à suivre ce traitement.

Incontinence prostatectomie
gedée47
26 Nov 2018

Incontinence prostatectomie En février 2011, j'ai subi une prostatectomie par robot qui m'a laissé incontinent. Malgré de nombreuses séances de kiné, mon incontinence n'a pas diminué et variait de 120 à 250 gr suivant mon activité. Cela était très pénible à vivre au quotidien si bien que j'avais opté pour une pince pénienne (stop-uri) qui était très efficace mais parfois difficile à supporter. En début 2018, le Dr Pasticier, urologue à Bordeaux m'a proposé de faire partie d'une étude qui était basée sur un procédé ajustable. j'ai accepté et l'intervention a eu lieu le 31 août 2018. Actuellement, mi novembre, je suis très satisfait car mes "fuites" ont été ramenées à 15/20 g par 24 heures et quelques réglages pourront, je l'espère, quasiment éradiquer ces "fuites" si invalidantes.

Chirurgie cancer prostate : gardons le moral après l'intervention !!
Belcog 59
26 Nov 2018

Chirurgie cancer prostate : gardons le moral après l'intervention !! Opéré en avril 2017 ( gleason 7 ,3+4) par robot ( un lobe touché mais la capsule intacte) et les bandelettes ont été préservées . Comme tous les hommes , j'étais traumatisé avant l'opération et très inquiet après l’opération ! Fuites urinaires ont disparu 2 mois après et, actuellement, subsistent parfois qq gouttes après mictions et spasmes, toux, changements de position, … c'est gênant mais le chirurgien m'a dit " il faut s'y habituer car je n'ai aucun autre pb urinaire !" Je n'ai besoin d’aucune protection ! Au début j'ai pris 20 mg Cialis.. mais aucun effet, puis vitaros .. quasi aucun effet ! Ma renaissance est apparue avec le vacuum en sept 2017 qui m'a permis de retrouver une excellente érection et s'est confirmée en novembre 2018 avec les injections edex 10 ! Actuellement (18 mois après l'opération) , je fais trois injections/mois de Edex 7 ( moins d’une dose), alternant avec le vacuum et je prends 5 mg de Cialis/jour et cela m'offre une sexualité très satisfaisante avec pénétrations ! Autres points très importants m’ayant permis de renaître sexuellement sont : accepter que ma sexualité a évolué ( absence d'éjaculation, érections aléatoires) , oser parler librement de mes pbs sexuels à des femmes , à mon médecin , à une sexologue car aucune femme ne m'a culpabilisé, accepter de faire l'amour sans érection ( c'est très agréable et ma partenaire apprécie plus ma douceur et le temps pour m'occuper d'elle, car la pénétration n'est plus un objectif), consulter une kiné périnéale qui m'a aidé psychologiquement à reprendre confiance en moi, consulter une sexologue , me masturber régulièrement pour relancer la mécanique . Aujourd'hui, ce n'est pas encore parfait mais la PSA est inférieure à 0,006 , les orgasmes sont intacts, les soucis urinaires sont insignifiants…

Electroporation irreversible prostate le 17.07.2018
Ioan
26 Nov 2018

Electroporation irreversible prostate le 17.07.2018 à 64 ans à l’Hôpital TENON par Dr Luca Lunelli Né en 03.1954, sous surveillance annuelle (mon père décédé à 92.5 ans suite à une chute, était traité pour une CP) depuis 2008 à 54 ans, HBP découverte à partir de 2010 à 56 ans, PSA : 2008 : 1.09 2010 : 1.55 2011 : 2.75 - 2.44 2012 : 1.64 - 3.74 2013 : 2.29 2014 : 3.11 -  3.43 - 4.3 2015 : 3.72 - 3.24 2016 : 4.6 2017 : 2.72 - 4.09 - 8.4 (avec infection urinaire) 2018 : 4.91 - 4.12 et 2.72 6 semaines après Electroporation irreversible. IRM multiparamétrique 01.2018 nodule 9mm PIRADS 4 Biopsie 02.2018 Adénocarcinome prostatique infiltrant de type acineux, Gleason 6(3+3), biopsies tumorales: 1B+/14B Dr. Renard-Penna Electroporation irreversible (IRE) prostate le 17.07.2018 à 64 ans l’Hôpital TENON par Dr Luca Lunelli Je mentionne qu’il y a un profil particulier de CP qui est demandé pour cette intervention ( T1-T2, N0, M0, PSA<10-15, Gleason </= 7 etc. espérance de vie justifiant un traitement CP etc.) Sorti de l’hôpital le lendemain. La seule nuit passée à l’hôpital avec la sonde jusqu’à 6 h du matin, assez désagréable, mais aucune douleur, pas même une compresse périnéale (à l’emplacement des aiguilles), seulement une sensation désagréable de corps étranger colon (suite à la sonde échographique) et sensation de faux besoin de toilette. Pour uriner avec la sonde on a l’impression de ne pas savoir exactement quand cela commence et quand cela fini (on ne peut pas serrer le sphincter à cause de la sonde). Dans la soirée on peut déjà marcher avec une gêne à cause des poches, une en haut pour perfusion – avec seulement de l’eau pour moi – et une en bas pour urines). Pas de sang dans poche d’urines. Quitte l’hôpital le lendemain à midi en voiture, sans conduire, mais en assez bonne forme. Avant le départ Dr Lunelli me dit que l’intervention a été réussie avec suites favorables. Pas d’interdiction physiques ou alimentaires mais rester prudent. Pas de fuites urinaires, pas de sang dans les urines dès le premier jour, pas de douleur. Je dois faire 28 injections LOVENOX dans la jambe ou ventre, pour prévenir les hémorragies et 8 analyses de sang, pour les plaquettes, qui sont bonnes, sur 4 semaines, ce qui est contraignant et assez désagréable, mais pas douloureux. Je prends 1 XATRAL/j pour la prostate. Dès le J+1 je vérifie les sensations intimes qui me rassurent, sans aller plus loin. Pendant 1 sem. sensation moyenne de corps étranger et gène moyenne ou bout du sexe à cause de la sonde, posée que pour moins de 24h. Pas d’alcool 1 sem. avant et 2 après, un peu de bière plus tard. J+8 relation intime satisfaisante, sans douleur, sauf la petite gène au bout, comme décrite plus haut, avec un peu moins d’érection mais sensations identiques comme avant, assez de sperme (un peu moins, constaté avec le préservatif)) pas mal de sang dans le sperme, de nouveau, ponctuellement, la gêne de corps étranger, qui s’était estompée après 1 sem. J+11 et J+12 relations intimes à peu près pareil. J+18 idem, pas mal de sang mais un peu moins. -20% à -30% d’érection, un peu moins de sperme mais le reste identique. J+19, 20, 22 encore une pointe de sang, corps étranger. Le sang disparait complètement dans le sperme à J+30. Par contre depuis J+22 pendant 13J une petite goutte de sang de 1 seconde, au début de la miction, et un peu, vaguement, à la fin, signalée au médecin, qui disparait après, complètement. Comme elle est au départ de la miction, l’origine est la prostate, donc ce sont les cellules perforées qui se vident. J+14 recommence mon jogging 2.5km/jour. J+55 PSA 2.76 parfait J+57 rdv Pr Olivier Cussenot qui me confirme que tout est OK et prévoit par avance que l’IRM va être bon, donc me donne RDV dans 6 mois. J+65 IRM avec Dr Penna : Volume Prostatique 38cc (avant c’était 53cc) Densité PSA 0.07 Absence de cible individualisable, zone d’ablation estimée 3.36ml, absence de complications thérapeutique, aucune anomalie. Donc IRM ok. Aujourd’hui 4 mois après IRE je me sens parfaitement en forme, je fais du sport normalement je voyage en voiture je mène une vie normale, sans douleurs, sans gènes, sans fuites urinaires (qqs. gouttes après miction mais c’est comme avant) Relations sexuelles comme avant (jusqu’à 5-6 fois/sem. au mieux de la forme, avec les mêmes sensations mais avec moins d’érection; après une pause de plusieurs jours c’est presque pareil qu’avant, les jours d’après une baisse de 20% à 30%) Pour faire le bilan, je dirais que j’ai eu une chance extraordinaire d’être le patient du Prof. Olivier Cussenot qui est presque le seul (avec son équipe) à faire cette intervention en France. D’après les informations sur le net il y à qu’une petite centaine de patients ayant subi cette intervention depuis 2013, et un millier en Europe, en 5 centres. Je me demande pourquoi on en fait si peu. Bien sûr il y a moins de recul sur cette méthode. Et puis, comme pour les autres méthodes, on enlève la tumeur, avec moins de séquelles, mais pas la maladie. J’espère qu’elle va m’oublier. J’ai fait cette description détaillée de ma maladie pour ceux intéressés par ce traitement nouveau, novateur et avec peu de séquelles qui est l’IRE. Il y a très peu de témoignages (j’en ai cherché désespérément), seulement sur le site de la clinique VITUS Prostate Center à Offenbach Allemagne. Bon courage à vous. Ioan

Gleason 4+3, prostatectomie. Mon témoignage
papounet91
13 Nov 2018

Bonjour à tous, Gleason 4+3, prostatectomie, comment cela s'est-il passé dans mon cas ? Voici mon histoire, j'espère qu'elle aidera ou au moins informera d'autres hommes qui vivent cet évènement … Je préfère ne pas citer de noms, ni sur les praticiens qui m'ont suivis, ni sur les cliniques ou hopitaux que j'ai pu fréquenter. J'ai préféré être très précis sur les compte-rendus d'intervention ou d'examens, pour ceux qui peuvent comprendre cela; mai 2011 … PSA 1.49 avril 2012 … PSA 0.46 aout 2013 … PSA 1.74 juin 2014 … PSA 2.11 Février 2018 …PSA 7.08 ng/ml –> mon médecin (une jeune docteure) demande une vérification Février 2018 … PSA 6.08 –> la valeur étant élevée le médecin me demande de consulter un urologue et de voir investigations plus poussées Je prend contact avec l'urologue indiqué par mon médecin, quelqu'un de très bien, clinique privée, un service d'oncologie dans l'hopital, on se sent pris en charge. Je vais suivre pas à pas les conseils, analyses, et investigations que me présente le chirurgien; avec totale confiance Mars 2018 … ECHOGRAPHIE VESICO-PROSTATIQUE Conclusion : Prostate augmentée de taille mesurée à 69 grammes On note une plage nodulaire hypoechogène de 13 mm de la base prostatique droite : à confronter avec la consultation urologique et le taux de PSA. Avril 2018 … IRM PROSTATIQUE FONCTIONNELLE Conclusion : Anomalie classée pirads 4, en zone périphérique en situation moyenne et basale droite. Irrégularité du contour capsulaire en regard. L'urologue, très à l'écoute et très humain prévoit une biopsie Juin 2018 … BIOPSIES PROSTATIQUES BILATERALES ETAGEES Interprétation : DROITE Base  biopsie 30 mm, longueur cancer 3+4, nombre biopsie 2/3  GLEASON 4+3 Moyen  biopsie 45 mm, longueur cancer 2, nombre biopsie 1/3  GLEASON 4+4 Apex  biopsie 15 mm, longueur cancer 0, nombre biopsie 0/1 TOTAL  95 mm biopsies, longueur cancer 9 mm, nombre biopsie 4/7  GLEASON 7 (4+3) GAUCHE Base  biopsie 35 mm, longueur cancer 0, nombre biopsie 0/3 Moyen  biopsie 35 mm, longueur cancer 0, nombre biopsie 0/3 Apex  biopsie 10 mm, longueur cancer 0, nombre biopsie 0/1 TOTAL  80 mm biopsies, longueur cancer 0 mm, nombre biopsie 0/7 Conclusion : Présence dans deux séries droites -base et moyen- d’un adénocarcinome prostatique infiltrant réalisant un score de Gleason 7 (4+3) sur 9mm au total avec grade 4 = 60% Groupe Histopronostique OMS 2016 : 3 A ce stade le cancer est confirmé par l'urologue, qui reste toujours à l'écoute et avec beaucoup de compassion et d'accompagnement. Juin 2018 … SCINTIGRAPHIE OSSEUSE Conclusion : absence d’argument scintigraphique en faveur de lésion secondaire osseuse Au moins pas d'indication d'un cancer qui attaquerait le système osseux Juillet 2018 … SCANNER THORACO-ABDOMINO-PELVIEN Conclusion : aspect ostéocondensé du pubis droit, à confronter aux données d’une scintigraphie osseuse. Pas de lésion d’allure évolutive sur le plan carcinologique à l’étage thoraco-abdomino-pelvien A ce stade, l'urologue me propose DEUX options : 1/ prostatectomie 2/ 3 semaines radiations chaque matin Avec pour l'une comme pour l'autre les 'avantages' et 'inconvénients' que vous connaissez très certainement si vous vous documentez actuellement. On est au mois d'aout, l'opération se ferait en septembre, avec assistance robot da vinci. Entre temps je me suis renseigné au mieux, par des personnes que j'apprends avoir été opérée, et bien sûr via le site anamacap et ufu. J'obtiens un rdz-vs par chance avec un professeur de service urologie (Hopital CHU RP) qui confirme le diagnostique et qui engage vraiment à choisir l'option prostatectomie. L'urologue avec qui j'étais en contact étant en congé (mois aout) et de plus ce n'est pas lui qui ferait l'oépration qui aurait lieu dans une autre clinique équipée du Da Vinci; je décide de confier l'intervention à ce professeur dont la renommée est très bonne, l'intervention est donc décidée pour mi-aout 2018 Aout 2018 Prostactetomie radicale par voie coelioscopique par robot Da Vinci avec curage illio-obturateur CRO (compte-rendu opératoire) Sous anesthésie générale ; réalisation d’un incision dans l’ombilic. Incision de l’aponévrose des grands droits. Création de l’espace pré-péritonéal par ballon. Mise ne place d’un trocart de 12mm. Mise en place du trocart optique. Insufflation après position de Trendelenburg. Mise en place de 2 trocarts robot en fosse iliaque droite et gauche et d’un trocart de 5mm en regard de l’épine iliaque antéro-supérieure. Dissection de la face antérieure de la vessie et de la prostate. Libération des faces latérales de la vessie en regard de la veine iliaque et du nerf obturateur. Réalisation d’un curage ilio-obturateur droit puis gauche, s’étendant du bord inférieur de la veine iliaque externe jusqu’au nerf obturateur, en remontant jusqu’au croisement du déférent. Les curages sont envoyés en anatomo-pathologie pour analyse finale. Ouverture des aponévroses pelviennes. Dissection de l’appex et du Santorini. Ligature de ce dernier par un vicryl 1. Mise en place d’un point de suspension sur la prostate par un vicryl 1. Dissection du col vésical. Section de ce dernier. Libération des déférents, puis des vésicules séminales. Dissection latérale des bandelettes neuro-vasculaires Paracétamol Spasfon Contramal Pas de douleurs post-opératoire, à part cette sonde urinaire désagrable mais on va s'y habituer. Les cicatrices sont minimes et un peu douloureuses; Je sors de l'hopital le LENDEMAIN de l'intervention, j'avoue avoir été un peu pris de cours, d'un autre côté je vais pas trop mal et l'ambiance hopital n'est pas ce que je préfère. Aout 2018 Compte-Rendu examen pièces opératoires La pièce adressée à l’état frais pèse 70,4 g. Elle est encrée au niveau des limites d’exérèse puis coupée et incluse en totalité selon le protocole habituel. Le curage ilio-obturateur bilatéral adressé à part et inclus en totalité, comporte 1 ganglion à droite et 1 ganglion à gauche. Extemporanée : non Conclusion histologique : ADENOCARCINOME PROSTATIQUE infiltrant sous forme de deux foyers, le plus grand de 15 mm et de score de GLEASON 7 (4+3) (grade 4 : 99%, grade 3 : 1%) et le plus petit de score de GLEASON 7 (3+4) Ces foyers occupent les deux lobes droit et gauche (détail de l’infiltration, tableau page suivante) GROUPE HISTOPRONOSTIQUE 3 (OMS 2016/ISUP) Il n’y a pas de lésion de néoplastie intra épithéliale prostatique il n’y a pas d’extension extraprostatique Absence d’engagement périnerveux L’apex est envahi Les limites chirurgicales sont saines, y compris l’apex Le col est sain L’urètre est sain Les vésicules séminales sont saines Les 2 ganglions du curage ilio-obturateur droit et gauche sont sains Au total : stade pT2c N0 RO (TNM 2018, UICC 8ème édition) stade p2T N0 R0 (TNM 2018, AJCC 8ème édition) La sonde urinaire avec la poche de recueil est vraiment pas sympathique, mais il faut accepter cela, c'est juste inconfortable et les mouvements sur le pénis sont dès fois douloureux. Il faut s'armer de patience. La sonde urinaire sera enlevée 10 jours après l'opération, je craignais fortement cette manipulation, je rassure tout le monde, ce n'est ABSOLUMENT PAS douloureux, c'est juste une sensation désagréable de 2 secondes le temps que l'infirmière (que je remercie de sa douceur et de son attention) retire la sonde, et c'est un tel soulagement… Septembre 2018 … CONTROLE PSA < 0.01 Octobre 2018 … je revois le professeur qui m'a opéré, j'avoue que se revoir DEUX mois après l'intervention c'est TROP LONG Pour lui tout est bien finalement, cancer localisé, opération réussie PSA à contrôler maintenant dans 6 mois …. Incontinence urinaire –> pas de fuite permanente mais difficulté à contrôler cela, malgré mes exercices de contraction du périnée. Cela s'améliore un peu mais je dois conserver une protection légère la journée et la nuit et en changer 2-3 fois par jour mais juste par soucis de confort, pas par inondation… –> aucune, pas le gramme d'une manifestation. cela pèse sur le moral mais je me fais une raison, cela devrait revenir d'après le chirurgien Octobre 2018 … ORDONNANCE : TADALAFIL LILLY 5mg quotidienne pendant 12 mois, très cher, non remboursé, 60 € la plaquette de 28 Médicament qui devrait permettre un retour naturel des érections, aucun effet dans mon cas, et même après 4 jours de prises je subit des engourdissements/douleurs aux deux genoux, comme si j'avais couru toute la journée. Je consulte mon médecin, on décide de stopper ce médicament, les symptômes disparaissent le lendemain… Le professeur avait prévu le cas où le TADALAFIL ne serait pas efficace, je prend alors : VITAROS, cela se présente sous la forme d'une seringue (4doses) à conserver au réfrigérateur; et a déposer dans l'urètre. La manipulation m'a été démontrée et expliquée par une Infirmière à l'hopital sur un sexe en plastique. Ce n'est pas difficile ni compliqué juste suivre le mode opératoire. Dans mon cas pas d'érection, juste un léger effet sur le gland et sensation que ca voudrait bien mais que ca peut pas…. Par contre sensation de chaleur et de démangeaisons pendant 2 heures. pas encore retenté l'expérience, il va falloir le faire Si le VITAROS ne fait pas effet j'ai alors l'étape ultime de l'EDEX, une injection dans la verge. Je dois pour cela avoir une première démonstration avec une infirmière de l'hôpital, j'avoue ne pas être excité par cela; mais il faut savoir aussi mettre de côté son égo et accepter EN CONCLUSION : 1/ mon médecin a réagit à temps et pris la bonne orientation, c'était peut etre plus délicat pour elle que pour moi. 2/ l'urologue qui m'a suivi au début était vraiment ce qu'on pouvait souhaiter de mieux pour vous annoncer ce genre de choses, il a été attentif et ouvert, avec des explications claires et précises 3/ j'ai fait le choix final d'une intervention en hopital public avec robot da vinci, bon choix certainement sur le plan médical et expérience, rassuré par l'idée d'être opéré par un grand chirurgien et dans un service spécialisé 4/ je n'ai pas fait le choix de la clinique privée, parce que je ne connaissait pas le chirurgien, je le regrette aujourd'hui car je pense que l'accompagnement et la qualité des soins surtout post-opératoire sont meilleurs qu'à l'hôpital public 5/ Je vais revoir l'urologue pour lui donner de mes nouvelles, avoir son avis et être suivi régulièrement 6/ Le grand défaut de l'hôpital public (même en intervention privée) est sa froideur, son système finalement très expéditif et son écoute très relative. 7/ C'est difficile d'apprendre cette nouvelle, c'est difficile d'en parler, et il faut jouer carte sur table et ne rien cacher, et ne pas hésiter à demander plus d'explications et plus d'accompagnements. Attention évidemment à tous les discours et expériences que vous entendrez, il faut se faire une idée de son problème et de sa manière de l'aborder; Pour autant il ne faut pas se renfermer et être trop seul à surmonter l'épreuve J'espère que ce retour de mon expérience aura pu vous aider ou vous renseigner un peu plus. Bon courage à tous

Réponse à "Petite Madame" (perte de sexualité)
carlos
8 Oct 2018

(perte de sexualité) Le fait que votre mari se soit "refermé" sur lui-même n'a fait qu'aggraver la situation… En ce qui me concerne (il ne s'agit pas de fanfaronnade), après ma "prostatectomie totale" (T2c) je me suis battu contre "l'incontinence totale" (exercices obstinés) et "l'impuissance" ("Cialis" et "patiente participation" de l'épouse = PRIMORDIAL !)… –Tout revient dans l'ordre en quelques semaines, mais sans prostate l'orgasme devient celui d'un ado… –Un an plus tard : récidive !…2 mois de "Rayons X"…Reprise du même combat et nouvelle réussite… –Six ans plus tard le PSA se multiplie par 2 tous les 6 mois !…Cancer par métastases à juguler par injection "d'Enantone" tous les 3 mois. Nouveau PSA=0,0006… SUPER! Mais il ne s'agit pas d'une "guérison miraculeuse", seulement d'une "mise en sommeil" des métastases… "Impuissance" de nouveau vaincue, mais difficilement car "l'Enantone" ("l'hormonothérapie") rajoute quelque chose de terrible (ce que vous vivez) : la perte totale de "libido"…et là, aucun remède puisqu'il n'y a plus d'envie physique ni psychique…Je lutte, j'y arrive quand même, mais il faut reconnaitre que sans aucune envie…le combat devient inégal…

Evolution cancer de la prostate
Lavande
25 Sep 2018

Mon père, atteint du cancer de la prostate en 2000 a l age de 63 ans, avec un psa avec un taux de 24 ,a subi tout ce qui est possible. Ablation totale avec érection impossible, hormonothérapie, radiothérapie, biphosphonates, chimio. Il souffre a présent de douleurs osseuses et est sous morphine. Il a 80 ans a présent. Quand il a subi son ablation en 2000, son chirurgien l'avait rassuré en lui disant que la capsule n'était pas atteinte et que son cancer avait été pris a temps. Mon père a été tranquille, si l on peut dire, pendant 7 ans. Ensuite la dégradation a commencé. Il a fait tous les examens possibles plusieurs fois chacun. Scanner, irm, scintigraphie où on lui a dit qu'il était possible que lors de l'ablation totale de la prostate, au niveau de la couture effectuée lors de l'opération, de petites métastases s'étaient échappées et se sont logées dans les os. Ma mère est aux petits soins pour lui, mais elle est anéantie par le chagrin, car elle voit son état s'amenuiser de jour en jour.

Perte totale libido
petite madame
12 Sep 2018

bonjour , mon mari a été opéré en 2015 d' une prostatectomie radicale avec conservation des bandelettes . Mais dés l'annonce du cancer , il s'est fermé et cela dure depuis 3 ans avec maintenant nécessité radiothérapie pour récidive locale prise trés précocément. Il a 59 ans , il a fait quelques mouvements de kiné périnéale tout seul , a essayé le vacuum sans conviction et n'a rien voulu essayer d'autre .. Nous sommes en colocation , peu de gestes tendres et surtout plus aucun mot d'amour . Sexualité et amour et cancer sont devenus des mots tabous …. Et une fuite permanente si je m'approche un peu .. Je l'aime , nous avions recomposé notre vie il y a 19 ans .. Il arrive à trouver des sujets d'occupation mais moi ce manque d'élan vers moi et ce rejet physique me détruit .. Survivre oui mais dans quelles conditions et pourtant je suis professionnel de santé , mais complétement dégoutée du manque de prise en charge psychologique de ce cancer . Il faudrait imposer aux hommes des entretiens psychologiques et sexologiques et réalisés en couple avant toute intervention . Malheureusement les chirurgiens ne ressentent pas cela .. Je suis en colère mais si triste et plus trop envie de survivre moi aussi de cette façon . S'il vous plait , auriez vous connu cela ??? je ne sais plus que faire et j'ai si mal …

Vivre avec un homme atteint d'un cancer de la prostate
angelvine
5 Sep 2018

Bonjour, oui je suis une femme, la femme et l'épouse d'un mari qui a subit une prostatectomie radicale en 2010. Vous connaissez tous la suite approximative de ce genre de traitement, incontinence, impuissance. Pour ce qui est de l'incontinence, avec la rééducation (même si mon époux n'était pas tres désireux de l'entreprendre) tout est rentré dans l'ordre ou à peu près, au bout de 3 mois. Pour ce qui est de la virilité, la c'était autre chose, vraiment tres tres dur malgrès ma grande compréhension (je souligne que nous avons 15 ans d'écart et que mon mari avait à l'époque du depistage 58 ans), je lui ai laissé le temps de récupérer mentalement et physiquement après l'opération. Par contre il n'a jamais voulu essayer de produit afin de récupérer une peu d'érection. Nous nous en sommes quelques peu accomodé et puis lassé…., mais bon, il y avait tout de meme beaucoup de tendresse dans notre vie de tout les jours et le soleil entrait chaque jour dans notre maison quand je le voyais à mes côtés. 2015, grande déception, la scintigraphie trouve des métastases au niveau du bassin avec un taux de PSA qui remontait rapidement, donc retour chez l'urologue (mauvaise idée…) aucune gentillesse ni réponse encourageante envers les personnes tres tres inquiètes. Nous avons pris l'avis d'un oncologue, qui nous a dirigé vers un centre d'examen pour confirmer les metastases (morpho tep). Résultat, confirmation des métastases et découverte d'un primo cancer pulmonaire. Re course d'examens chez le pneumologue et ensuite chirurgie pulmonaire (lobectomie du poumon droit haut). Ouf, retour à la maison de mon mari, il se remettait seulement quant il a du subir une ablation de la vésicule suite à une crise de colique bilaire et engorgement de celle-ci, bref nouvelle opération. Seulement 6 mois après tout cela retour chez l'oncologue pour son avis de traitement sur les métastases, proposition la plus honnête de sa part pour une qualité de vie (tres bonne) homonothérapie. Je savais exactement ce que cela allait provoquer chez mon mari, lui un peu moins ou alors il n'avait envie de le savoir. Il est traité depuis 2015, n'a plus aucun désir sexuel, ni aucun autre désir d'ailleurs, notre couple s'est transformé en colocation, et j'ai l'impression d'étouffer et de mourir a petit feu à ses côtés. Pourtant je suis là, j'ai même réduit mon activité et passé en temps partiel afin que nous puissions etre ensemble le plus souvent possible, mais cela n'a remédier en rien à notre malaise réciproque. J'aime profondément mon mari, mais il me semble qu'il prend la fuite chaque fois que je l'approche d'un peu trop près, j'ai essayé d'ouvrir le dialogue avec lui, mais il fuit également mes paroles, je ne sais vraiment plus comment faire. Je commence même a envisager de le quitter, et pourtant, il faudrait juste de sa part un peu d'attention et d'Amour. je vous remercie par avance d'avoir pris le temps de me lire

Adénocarcinome prostatique.
boulmich
31 Juil 2018

Bonjour, Agé de 68 ans et bon sportif cycliste, mars 2018 suite à un banal check up, mon taux de PSA est révélé à 15.2. Sans troubles particuliers. Un mois après le voilà à 16.2 Rapidement ( si on peut dire vu les délais d'attente RDV 30 jours en moyenne) examens en masse . Les résultats de la biopsie tombent : adénocarcinome t3, score 4+4 avec effraction capsulaire non détectée par le radiologue qui a pratiqué l'IRM précédemment, mais pas d'extension métastatique. Diagnostique pratiquement jeté à la tête par le corps médical sans accompagnement, dur, dur quand on est bien portant et que votre médecin traitant est de surcroît en vacances! Aujourd'hui à l'heure du choix de traitement 2 options dont une chaudement recommandée par l'hôpital. Traitement hormono-radiologique qui ne retient pas mon attention car psychologiquement la prostatectomie radicale est la plus convaincante malgré l'avis contraire de l'hôpital. Le second avis d'un hôpital spécialisé en urologie après réunion de concertation pluridisciplinaire est ok pour une prostatectomie radicale avec curetage ganglionnaire . Intervention prévue ce mois d'août mais je suis de plus en plus dans le doute sur mon choix surtout qu'à 10 ans l'espérance de vie est la même et la récidive possible.

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