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Les témoignages sont le plus souvent postés par des personnes encore touchées par la maladie, ce qui peut donner une impression « négative ». Les personnes qui se sentent guéries souhaitent passer à autre chose et ne laissent pas forcément de témoignage alors que leur vision de la maladie aurait certainement une connotation plus positive.

Lecture conseillée
JLR
16 Sep 2019

Lecture conseillée Bonjour, J'ai été diagnostiqué par dosage Prostatique et une biopsie témoignant d'un cancer agressif. J'ai été opéré à 55 ans à Necker et je vais bien. J'ai écrit avec le professeur Arnaud Méjean chef du service d'urologie de l'HEGP un témoignage suivi d'une explication médicale sur le dépistage, et les modes de traitement. "L'HOMME EST OXYDABLE" éditeur A. Franel Paris. ( en librairie depuis sa sortie, j'ai cédé mes droits d'auteur à la fondation pour la recherche sur le cancer.) C'est un livre clair et lucide, qui éclaire et rassure autant l'homme (patient) que son entourage sur sa vie et sa sexualité APRES.

Eligard
jeanvi
16 Sep 2019

Eligard Bonjour, Je suis actuellement traité en plus de la radiothérapie à l'éligard 22.5. Une piqure tous les trois mois depuis deux ans. De fortes douleurs musculaires et articulaires sont apparues. Elles s'accentuent avec le temps. Je ne peux plus rien faire je souffre jour et nuit. Je voudrais savoir si une personne traitée avec ce produit a rencontré les mêmes difficultés et comment il a pu être soulagé. merci à l'avance

Diagnostic
JMU
16 Sep 2019

Diagnostic Depuis mes 59 ans (j'ai aujourd'hui 65 ans), mon taux de PSA était supérieur à 4 et augmentait régulièrement, ce qui ne faisait pas réagir mon médecin traitant. En 2018, mon nouveau médecin me prescrivit échographie et contrôle du PSA. Résultats : taux de PSA 8 et échographie mentionnant quelques anomalies pas très parlantes. Ensuite, j'ai passé un IRM dont le résultat était rassurant : aucune lésion détectée. Mon médecin m'envoya vers un urologue très désagréable, avare d'informations, qui me donna rdv 3 mois après, avec nouveau contrôle PSA, pour une éventuelle biopsie. Le moment venu, j'ai consulté un autre urologue qui m'a prescrit une biopsie, malgré une légère baisse de PSA constatée. Résultat de cet examen : cancer de la prostate score de Gleason 7 ( 3-4). L'urologue m'informa qu'à ce niveau pas d'opération conseillée mais une surveillance active, tous les 6 mois (contrôle PSA, IRM, et biopsie très désagréable). Je voulais un autre avis, j'ai donc consulté dans un établissement hospitalier reconnu pour ses traitements innovants en matière de cancer de la prostate. Dès mes examens en main, le chirurgien urologue m'indiqua qu'il fallait retirer la prostate dans les meilleurs délais, solution qui fut confirmée par le staff du service. J'ai donc été opéré par ce chirurgien réputé " Prostatectomie par robot". Mon cancer étant localisé mes nerfs érectiles ont été préservés. Je n'ai pas eu la moindre fuite urinaire, même au retrait de la sonde. 6 mois après, mon taux de PSA est indétectable et mes fonctions érectiles reviennent progressivement. Je sais qu'avec cette maladie rien n'est gagné définitivement, mais je ne regrette pas mon choix de traitement.

Cancer avant 50 ans
Chris2B
16 Sep 2019

Cancer avant 50 ans Bonjour, Je me permet de vous donner mon témoignage, ayant été détecté et opéré en 1 an suite à un cancer très agressif. Âgé de 45 alors de mon dépistage, alors que l'on pensait à un problème aux testicules, mon suivi avec mon médecin généraliste et un très bon diagnostic de la part de mon médecin urologue, m'a sauvé la vie. Ayant eu différents problèmes de santé avant mes problèmes aux testicules, mon généraliste m'a dirigé vers un médecin urologue. Ayant 4 frères et étant le plus jeune des 5, mon papa avait été suivi et traité pour des soucis prostatiques. Mon taux de PSA était assez bas, et lors de mon rdv avec mon urologue, seul son professionnalisme a permis de détecter mon cancer de la prostate. Le touché rectal qui m'a été prodigué à permis de détecter une prostate dure et non régulière sur mon lobe droit. Ainsi il a été décidé de faire des recherches supplémentaires afin de confirmer une possible détection de cancer. IRM, Scanner, taux de Psa, …… bref la totale. Et le bilan est confirmé : cancer de la prostate. Les biopsies sont faites et là les résultats donnent un taux de Gleason de 6 (3+3). Une surveillance active est demandée et mise en place, étant âgé seulement de 45 ans. Un suivi tous les mois des Psa et un rdv pour une nouvelle batterie d'examen est prévue 6 mois après ma détection. Résultats : 8 sur l'échelle de Gleason (4+4) sur le lobe droit et 6 (3+3) sur le gauche. Les imageries donnent à penser qu'il y aurait une perforation des capsules. Opéré 6 mois après avoir été détecté, âgé de 45 ans 1/2, le bilan post-op est sans appel. Prostatectomie Curiale et Radicale, avec stérilité et impuissance suite à cette opération, et arrachement de la chaîne ganglionnaires de la jambe droite pour stopper toute propagation potentielle. À 45 ans1/2, en vie certes, je me retrouve impuissant et stérile. Impossibilité de retrouver une érection normale, même avec les pommades, gels ou piqûres intra-caverneuses. Aucune érection ou érection moyenne, voire priapisme entraînant de gros soucis. On me détecte ensuite un début de nécroses des corps caverneux, suite à ses problèmes. Il est donc décidé de m'opérer et de me mettre une prothèse pénienne. Âgé de 46 ans je vais donc devoir vivre le reste de mes jours avec cette prothèse. Heureux de vivre, et de pouvoir bénéficier de cette avancée médicale, malheureusement la taille n'y est pas. Entre la pré-operation et la post-opération, me voilà "réduit" de plus de 6 cm en érection. Rdv avec un des meilleurs professeurs français Urologue-Oncologue-Sexologue etc……. de Montpellier, ce dernier, me confirme faire partie des 1% d'hommes dans le monde à être atteint d'un tel cancer et de suites opératoires telles que celles-là. Programme de rééducation pénienne sur 1 an, avant de voir si une possible nouvelle opération peut-être envisagée ? Ayant subis 3 opérations en 1an 1/2, cette nouvelle opération possible est toutefois risquée, puisque 15% de risques de rejets voir de graves complications post-opératoires. Je suis maintenant en attente des résultats de ma kiné qui se fera sur 1 an. Rdv en juin 2020 pour la suite des "opérations". Je vous ai donc posté ce témoignage pour vous faire part du manque total d'infos et de reconnaissances pour les jeunes malades atteints et opérés d'un cancer de la prostate agressif et rapide, avec je le précise, un taux de PSA de 1.11 la veille de mon opération, alors de grâce arrêtons de ne parler que de ce taux de PSA qui n'est pas le seul moyen et n'est pas une preuve d'un cancer de la prostate. Bien à vous, Christophe   Commentaire de l'ANAMACaP : Bonjour Christophe, merci pour votre témoignage. Il s'agit probablement d'un cancer de la prostate neuro-endocrine. A toutes fins utiles, voici une vidéo de l'un de nos adhérents également touché par un cancer de la prostate avant 50 ans :  https://www.facebook.com/radiomercure/videos/188779142018586/ . Cordialement. ANAMACaP

Psa hyper élevé et métastase
michel39
16 Sep 2019

PSA hyper élevé et métastase Bonjour, Mon père a 78 ans. Il est suivi depuis une quinzaine d'année à cause d'un dépistage du cancer de la prostate avec un PSA à 8. Depuis 15 ans donc son PSA n'a fait que de monter et descendre …….. Et en 2017 PSA à 40 et 6 mois plus tard à 60. Son urologue lui a fait passé un IRM qui s'est révélé négative, aucun nodule malsain détecté. Une biopsie à 14 endroits de la prostate a suivi et toutes négatives. 6 mois plus tard, PSA à 180, l'urologue a proposé une nouvelle IRM et découverte d'un nodule malsain. Biopsie de ce nodule qui s'est révélé négative. Et fin 2018, PSA à 1500, l'urologue semblait perdu en lui annonçant ce bilan. Prescription d'une scintigraphie osseuse et là, découverte de lésions métastatique sur la colonne, le rachis et les os iliaques, cancer incurable en conclusion. Comment a t-on pu en arriver à ce stade après plus de 15 ans de surveillance ? C'est très désespérant.

Découverte du cancer
Michel Armand
16 Sep 2019

Découverte du cancer Bonjour, J'ai 70 ans. Comme tout homme à partir d'un certain âge, mon médecin de famille m'ordonnait une prise de sang avec taux de PSA. Pendant des années tout allait bien, puis l'année dernière mon médecin de campagne après un taux de PSA de 8,6 me fait un toucher rectal, trouve ma prostate souple mais me renvoie chez un radiologue pour une échographie. Tout à l'air normal, mail il faut continuer les recherches. Contact donc avec un urologue qui m'indiquera scanner et IRM. Tout parait normal jusqu'à la biopsie,  le jour de mon anniversaire le 16 juillet dernier. Début septembre changement d'urologue, celui que je voyais est gravement malade (cancer des poumons) et son remplaçant m'informe donc que j'ai un bon cancer. Cette terminologie est troublante "bon cancer" et cette information me tombe dessus sans aucune préparation alors que tout le monde me disait que ma prostate était correcte. Score 2/2. Tout cela donc en septembre 2018, que faut-il faire ? - chirurgie - radiothérapie - autre Beaucoup de questions et demande d'un deuxième avis auprès de la Clinique de l'Union prés de Toulouse avec un urologue. Après avoir tourné le problème dans tous les sens, décision est prise pour une intervention chirurgicale avec robot. L'opération a eu lieu le 10 janvier 2019 en semi-ambulatoire, sortie 4 jours après avec sonde urinaire en place, cette nouvelle vie va entrainer certains changements. PSA de 0,0028 après analyse puis 3 mois après 0,008 l'urologue est très content. Après l'enlèvement de la sonde, que c'était bon de revivre sans elle..! Pas de fuite urinaire Érection redevenue presque normale mais au départ les injections au niveau de la verge furent difficile, puis nouveau produit qui me donnait des brulures a la verge pendant et après les rapports, et maintenant film Bilum. Cela permet des érections plus dures mais quelquefois nous y arrivons sans rien du tout. Donc, chaque cas est un cas particulier et ne ressemble à aucun autre. Il est important je pense d'en parler librement autour de soi, sans tabou, sans honte et sans crainte. Ce sont des moments pas toujours faciles à gérer que ce soit avant l'opération ou après. Le plus difficile étant d'avaler le mot cancer lorsque l'on apprend que nous en sommes porteur. Avec mon chirurgien, j'ai eu des contacts très faciles, très professionnels et très pédagogues et une relation de confiance absolue, ce qui prime tout. Vous pouvez me rejoindre sur le forum pour en parler.

Electroporation et sexualité
bob95100
16 Sep 2019

Electroporation et sexualité Opéré par électroporation début mai, je ne connais pas d'incontinence. Mais l'adénome de 70g m'oblige à me relever 3 fois par nuit en moyenne quand je bois le soir. Par contre ma sexualité semble très altérée. En 4 mois, seulement deux vraies érections solides terminées par une jouissance inaltérée à deux reprises en l'espace de deux heures. Pour le reste 70% d'érections molles permettant toutefois la pénétration mais avec faible jouissance, 30% d'érections nulles. Les pilules + cialis 5g quotidien ne sont pas efficaces. Je dois donner une précision : une rencontre avec une partenaire de 23 ans très active a déclenché une réponse érective très forte mais instable. J ai 75 ans sportif de haut niveau avec une pratique quotidienne intense. Question : je suis intéressé par des témoignages relatifs à cette opération et ses effets sur la sexualité des opérés ? Merci d avance

Trois mois plus tard
Jean_38
16 Sep 2019

Trois mois plus tard. Les séquelles, les désagréments, et notre prise en charge Bonjour Où j’en suis trois mois après la prostatectomie ? J’ai décidé de rédiger une nouvelle lettre pour mes compagnons d’infortune. J’ai rapidement repris la kiné. Mon urologue m’a dit d’attendre au moins six semaines. Je ne l’ai pas écouté. Ma kiné insistait qu’on ne peut rien se déchirer dans le ventre, que c’est important de commencer le plus vite possible. Pour me convaincre, elle m’a parlé des femmes qui viennent d’accoucher : ce qu’elles ont vécu est également un bouleversement interne important, et on les fait se lever dès le lendemain. On leur recommande aujourd’hui de faire de la kiné postpartum le plus vite possible. Je pense qu’elle a raison. En tous les cas, mes fuites urinaires ont chuté drastiquement. Comme je pesais mes couches, j’ai pu les tracer, c'est bien de "voir" la descente. Je continue encore chaque jour mes exercices : durcir le périnée devant (comme si on se retenait de faire pipi), au milieu, derrière (comme si on se retenait de faire caca), passer de l’un à l’autre, remonter son ventre vers le sternum, … Maintenant, j’en suis à passer des journées sans fuite et il m’arrive de réutiliser les protections pendant deux jours juste pour la fierté d’y être arrivé. J’utilise les plus fines, elles ne se voient vraiment pas de l’extérieur. Apprendre à maîtriser ce corps nouveau est même assez amusant. Il faut redécouvrir des sensations, après soixante années d’habitudes. Avoir envie de faire pipi ne se manifeste pas pareil. Ca prend plus haut, plus à l’intérieur du corps. Pendant plusieurs semaines, j’avais la sensation que ma vessie ne se vidait jamais. Puis j’ai remarqué qu’en me levant à la fin de mes miction (je fais presque toujours pipi assis sur mon siège), le reliquat contenu dans des poches internes quelque part se vide de lui-même. Ca peut paraître un peu ridicule, mais ça m’a apporté un grand soulagement et ma vie est devenue, de ce côté là, presque normale. Il faut que j’aille un peu plus souvent aux toilettes, voilà tout. Surtout, ce qui est agréable, c’est que je n’ai plus aucune fuite la nuit, et que je n’ai plus besoin de me relever. Mon corps a changé un peu. Le triangle qui va du pénis au bas du nombril est devenu plus mou, un peu affaissé. Ce n’est ni bien ni mal, c’est étrange. Côté sexe, ce n’est pas aussi réjouissant. J’ai tout de suite récupéré une libido normale. Mais pour la pratique, ce n’est pas ça… J’ai compris que la gravité est importante. Debout, mon pénis a une taille normale. Dès que je suis allongé, surtout sur le dos, il prend la taille qu’il devait avoir quand j’avais dix ans, et ce ne sont pas les efforts de ma compagne qui y font quelque chose. Comme si tout le sang s’enfonçait dans mon corps, incapable d’irriguer le pénis. Ou comme si il n’y avait pas de clapet anti-retour pour le garder dans les corps caverneux. Le chirurgien a coupé les bandelettes érectiles d’un côté, et les a préservées de l’autre. Mais je ne vois pas bien si ça sert à quelque chose. J’ai essayé le tadalafil, qui est le médicament générique du cialis. Un comprimé tous les deux jours qui a vocation à décontracter quelque chose là dedans (je n’ai pas tout compris) pour permettre une érection facile. C’et comme de la poudre de perlimpinpin mais en beaucoup plus cher : aucun effet. J’ai aussi essayé le vitaros. C’est un peu impressionnant la première fois : il faut faire pénétrer une faible quantité d’un produit dans l’urètre au moyen d’une seringue en plastique. Heureusement, on ne rentre pas l’embout de la seringue dans l’urètre ! Mais ça demande une certaine pratique. La première fois, je me suis entraîné quand mon épouse était absente. Là encore, l’effet a été nul. Sauf qu’après, je ressens une forme de douleur dans le pénis pendant quelques heures. Ca ne fait pas mal à proprement parler : c’est comme quand je faisais trop souvent l’amour de façon rapprochée avant, le sexe fatigué, chaud, lourd. Voilà, ça ressemble à ça. Pas tout à fait l’effet escompté. Le plus étrange est ceci : J’ai lu souvent que les gens à qui on a coupé la main ont des sensations dans les doigts absents. Pour moi, c’est exactement comme ça. J’ai souvent l’impression d’avoir une érection puissante, et quand je touche, je trouve un vermicelle. L’urologue m’avait dit qu’il y a plusieurs fonctions sexuelles pour le pénis : l’érection, la pénétration, l’éjaculation l’orgasme. Et que la dernière serait conservée. C’est vraiment très étrange en effet. Lorsque nous nous caressons – et croyez moi, ma belle a un mérite formidable à le faire sans être rebutée par des possibles fuites urinaires que je redoute toujours, et à exercer sa patience sur mon petit membre mou – il arrive un moment où c’est comme avant quand j’allais éjaculer. Sauf que je n’éjacule pas, je me contracte, mon membre a quelques soubresauts, il y a une forme de petit plaisir furtif qui me laisse exsangue ensuite, comme c’était le cas avant l’opération. C’est peut-être ça qu’ils appellent « orgasme ». Moi, je trouve ça bien faible par rapport à ce que je ressentais avant, et frustrant. Je me demande si tous les hommes vivent la même chose. Mais où trouver l’info ? Personne n’en parle ! Alors voilà, mes réflexions deviennent politiques. Il y a quelques semaines dans Libération, il y avait une double page sur l’accompagnement des femmes qui ont subit une mastectomie pour un cancer du sein. Il y a plein de choses, des accompagnements psychologiques, des activités ensemble (une rando en montagne du côté de Chamonix), des discussions… Les suites opératoires comme la pose de prothèse sont intégralement remboursées par la sécurité sociale. On lit partout des phrases du genre « L'ablation du sein est toujours une épreuve physique et psychique importante. Si l'opération en elle-même est relativement courte, les suites opératoires et la convalescence peuvent être difficiles ». Moi, je me dis que ce qui nous arrive est peut-être plus difficile encore. Mais que nous sommes dans une société tellement patriarcale qu’on ne le montre pas, qu’on n’en parle pas. Un homme, c’est fier et si c’est impuissant, ça le cache… J’ai demandé s’il y avait un accompagnement psychologique là où je me suis fait opérer à Paris : seulement pour les femmes. Et à Grenoble, où je vis, on m’a proposé de venir chercher des brochures. Des brochures !!! Ils doivent nous prendre pour des débiles mentaux ? Résultat ? Le Cialis est à 150 € la boîte, et le tadalafil que j’utilise à 49. Et ce pour un mois en économisant : un demi comprimé tous les deux jours. Une dose de vitaros coûte environ 10 € remboursée à 30%. Faire l’amour devient un luxe financier plus cher que l’addiction à la clope… Comment font ceux qui n’ont pas d’argent ? Pourquoi n’est-ce pas remboursé par la sécurité sociale ? La pharmacienne m’a dit : « c’est considéré comme un médicament de confort ». De confort !!! Faire l’amour est un confort ??? Les femmes sont moins bêtes que nous. Elles, elles se sont battues pour que retrouver un corps dont elles soient contentes ne soit pas qualifié de « confort ». L’autre chose, c’est cette incroyable solitude. Je n’ai pu avoir un rendez-vous avec un urologue à Grenoble que fin octobre (on est en septembre) et en novembre à Paris pour en parler. A qui je peux demander si j’aurai de nouveau une érection ? Ou s’il faut changer de médicament ? Même avec mon médecin traitant c’est impossible : il n’y connaît rien, et visiblement, ça le met super mal à l’aise d’en parler. Alors ça donne lieu à tout un tas de marchands de médecine, de conseils payants. Je n’ai pas testé, je refuse ce marché de la misère sexuelle, et j’en veux à notre système de santé qui laisse faire ça. Plus encore, je me revois dans la salle de bain essayer en tremblant de me rentrer ce vitaros dans l’urètre. Combien de dizaines de milliers avons-nous été à vivre ces moments d’angoisse ? Et j’ose à peine imaginer ce qu’il en sera quand, bientôt, je devrai m’entraîner tout seul à une injection intra-caverneuse d’edex (15 € l’injection !). Pourquoi n’avons-nous pas, comme les femmes, des lieux pour en parler avec un spécialiste ? Des infirmiers pour nous aider la première fois ? La seule réponse que je trouve, c’est : « parce que nous sommes trop cons, trop machos ». Et tant qu’on ne le réclame pas, pourquoi la sécurité sociale aggraverait-elle son trou budgétaire pour ça ? Est-ce que l’Anamacap pourrait prendre ces sujets à bras le corps ? Avons-nous la possibilité de lancer une pétition sur ces revendications là ? Qu’en pensent ceux qui me lisent ? Et cela amène d’autres réflexions. Surtout aujourd’hui où on débat de la Procréation Médicalement Assistée, de la Gestation Pour Autruit, de la responsabilité légale du don de sperme et de la congélation des ovocytes pour les femmes. Cette dernière est un acte médical lourd (ma fille l’a eut), qui demande plusieurs sessions à l’hôpital, et totalement remboursé par la sécurité sociale. Qu’en est-il de nous ? Mon urologue de Grenoble m’a demandé, avant l’opération « vous ne pourrez plus éjaculer. Mais je suppose que vous ne voulez plus d’enfant ? ». Il souriait paternellement et ma femme et moi, comme des imbéciles, avons répondu « non bien sûr ». La question est totalement infondée. En quoi cela le regarde-t-il ? La seule question qui vaille est « souhaitez-vous que nous congelions de votre sperme avant l’opération ? ». Pour nous, il s’agit d’un acte sans intervention médicale, qui dure cinq minutes et ne coûte pas grand chose : un tube à essais avec la bonne étiquette dessus dans un frigo. Pourquoi ne le propose-t-on pas systématiquement ? Et si demain je me séparais de ma femme et me mettais en ménage avec une femme plus jeune avec laquelle nous souhaitons un enfant ? En quoi cela regarderait-il le corps médical ? Peut-être que la question de la congélation de sperme est posée à un prostatique de cinquante ans, ou plus jeune ? Dans ce cas, de quel droit les chirurgiens décident-ils de l’âge à partir duquel on est censés ne plus avoir d’enfant ? Là encore, ce n’est pas la sécu ni les médecins qui sont le plus à accuser, mais nous-mêmes, les hommes atteints de cancer de la prostate. Parce que nous ne parlons pas de sexe, de notre honte à ne plus pouvoir… Nous ne nous organisons pas, nous ne revendiquons pas ce qui, pour les femmes, tient tout simplement du droit. Voilà pour le sexe. Pour le sport, ça revient. Je refais de longues randonnées en montagne. J’ai parfois des fuites urinaires au moment de remettre mon sac à dos, et la descente se termine souvent en bérézina, mais je peux gravir de nouveau des sommets et c’est le bonheur. C’est plus difficile en vélo. J’ai la sensation de n’avoir plus de suspension dans le ventre, je ne trouve pas d’autre image. Alors le moindre cahot sur la route résonne là dedans et au bout d’un moment, c’est très désagréable. Je peux aller au boulot en vélo, mais quand on a fait des randonnées, je n’ai pas aimé. C’est peut-être un peut tôt. Pour tout le reste, c’est comme avant. Mes collègues me félicitent de ma bonne mine. J’ai décidé que ces séquelles décrites plus haut ne sont que des désagréments, et que la rémission est une guérison, ça m’aide beaucoup de considérer les choses comme ça. Je vous souhaite à tous bon courage. J’espère que les générations à venir seront moins bêtes que nous. Jean   Informations complémentaires de l'ANAMACaP : Bonjour Monsieur, merci pour votre témoignage très descriptif que nous allons reporter aux membres de notre association qui s'intéressent particulièrement au suivi après traitement ainsi qu'à des spécialistes. Pour les problèmes de dysfonction érectile, vous pouvez consulter un urologue spécialisé en andrologie ou un sexologue. Pour information, il existe depuis 2/3 ans un générique du viagra moins onéreux. Le vacuum peut également être une alternative. D'ailleurs, les anneaux utilisés avec cet appareil permettent de conserver les érections, cela pourrait peut-être vous permettre de résoudre votre problème lorsque vous êtes allongé et votre crainte de la fuite pendant le rapport. Lorsque vous faites du vélo, vous pouvez peut-être tester les étuis péniens/systèmes collecteurs, pris en charge sur prescription médicale. Pour un soutien psychologique, l'Institut National du Cancer et la Ligue contre le Cancer disposent d'une ligne téléphonique gratuite et anonyme avec des psychologues professionnels. N'hésitez pas à joindre notre permanence téléphonique au 05.56.65.13.25 pour tout échange. Cordialement. ANAMACaP

Choix du traitement
claude01
10 Sep 2019

Choix du traitement Suite a dépistage du PSA, en 2010, PSA de 14,5. Rendez-vous avec urologue, qui pratique une série de biopsies, négatives, suivi d'une nouvelle biopsie six mois plus tard, a nouveau négative. L'urologue décide de se contenter d'un suivi, avec psa annuel, et visite de suivi annuelle. En parallèle, le médecin généraliste me prescrit des PSA tous les six mois. Le taux redescend a 12.4 et se maintient a ce niveau durant plusieurs années. En 2017, le PSA passe a 16.7. Nouveau rdv chez l'urologue, qui pratique une nouvelle biopsie, qui revient positive, Gleason 6, 3+3. Deux lésions, une de 13mm, et une de 3mm, examen demande scintigraphie négative, et scanner d'extension, négatif lui aussi. L'urologue me propose soit prostatectomie radicale soit radiothérapie externe. M'étant renseigné, je sollicite une curiethérapie, donc l'urologue me confie a un confrère radiothérapeute sur Lyon. Examen demande IRM, ne faisant pas apparaître de lésions visibles, échographie demandée pour vérifier la taille de la prostate, résultat 80g, donc hypertrophiée. Le PSA ayant diminué a 12,5, compte tenu de ces résultats la curiethérapie est refusée. Retour a l'urologue référent qui me propose la radiothérapie, le PSA étant remonté a 18.9. Prostatectomie trop risquée vu le taux de PSA, hormonothérapie par 2 injections d'enantole tous les trois mois et antiandrogene en comprimés sur trois mois. Rdv avec la radiothérapeute, me proposant la radiothérapie externe, vu la taille de prostate. L'urologue en liaison avec la radiothérapeute propose une opération de résection de la prostate, pour ablation par voie naturelle du tissu prostatique. Hospitalisation d'une semaine, avec pose sonde urinaire, retirée trois jours après opération, complication blocage urinaire, nécessitant la repose d'une sonde urinaire. Ensuite attente de trois mois pour cicatrisation, suivi après feu vert de l'urologue de 39 séances de radiothérapie externe de 2 grays, soit 78 grays au total. Complications cystite radique et légère rectite radique, fortes brûlures a la miction et polyurie importante. Voila la situation actuelle. J'ai lu que ça peut durer quatre mois avant de s'améliorer ! Rdv de suivi de radiothérapie a trois semaines, et rdv urologue en septembre pour premier contrôle des PSA ! A suivre

Opéré depuis 3 semaines
Frères d'armes
10 Sep 2019

Opéré depuis 3 semaines. Bonjour à tous. Comme beaucoup, l'on découvre sa maladie sans trop y croire. Mais il faut se mettre à l'évidence : on y est. Je passe le chemin sur PSA. IRM ET Biopsie, scanner, SCINTIGRAPHIE. J'ai juste de la chance, 54 ans, il s'agit d'un cancer intra-capsulaire. Opéré le lundi 3 juin 2019 avec assistance vidéo, je suis sorti le jeudi 7 juin avec la sonde urinaire. Dur les 2 premiers jours. Et délivrance quand l'on retire la sonde au 9ème jour post op. Pas de douleur. Pas de fuite. La conservation de 2 bandelettes à gch et une à droite permet d'espérer une non impuissance. C'est un peu tôt pour vous le dire. Je reste confiant. Par contre une tension forte qui quelque fois se transforme en douleur se situe au niveau des muscles du périnée jusqu'à l'anus. Du mal à comprendre cela. Bref je revoie le chirurgien le 19 juillet avec PSA et Ecbu.

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