Radiothérapie conformationnelle en 3 dimensions
Proposée en alternative au traitement chirurgical, notamment s’il existe d’autres maladies chroniques sévères associées, s’il existe une contre-indication à la chirurgie ou si le patient préfère cette option thérapeutique.
La dose minimale recommandée en radiothérapie externe conventionnelle est de 70 Gy (grays = unité de mesure). Cette dose de rayon est administrée au patient en 6 à 8 semaines à raison de 5 séances par semaine. Les progrès actuels permettent d’augmenter les doses d’irradiation jusqu’à 80 Gy tout en délimitant de mieux en mieux la zone à irradier de manière à épargner les organes de voisinage dont le rectum.
Les effets secondaires de cette technique sont également à prendre en compte :
- Dysfonction érectile : 40 et 60 % des patients sont atteints. Ce taux est donc inférieur aux taux retrouvés dans le traitement par chirurgie. Les modalités de prise en charge de cette complication sont identiques à celles mises en œuvre dans la prostatectomie radicale. Mais, contrairement à la chirurgie, cette dysfonction érectile va apparaître progressivement avec le temps.
- Incontinence : 1 à 4 %.
- Hématurie (= sang dans les urines) sur cystite radique (= inflammation de la paroi de la vessie due à la radiothérapie) (1 %), rectorragie (= sang dans les selles) ou diarrhée sur rectite radique (= inflammation de la paroi du rectum due à la radiothérapie) (5 %),
- Sténose urétrale (= rétrécissement du calibre de l’urètre) (5 %).
La valeur du nadir du PSA est la valeur pronostique la plus importante (= valeur la plus basse de PSA obtenue après l’irradiation). Le PSA sera là aussi un élément important du suivi du patient et sa décroissance, contrairement à la prostatectomie radicale, se fera doucement et pourra ainsi mettre plus d’un an.
