Nouveau paradigme 2010

La controverse absurde du dépistage du cancer de la prostate par le test PSA aboutit aujourd’hui à un développement anarchique du dépistage, lequel conduit à une augmentation de l’incidence des cancers localisés (94 % aux USA). Parmi ces cancers localisés, près d’un tiers sont indolents (non agressifs) et ne nécessitent pas de traitements agressifs lesquels ont pour conséquence de rendre le malade impuissant et/ou incontinent une fois sur deux…. Lire la suite

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Cancer Hormono-Résistant

L’urologue et l’oncologue qui prennent en charge un patient ayant un cancer de la prostate hormono-résistant savent qu’ils ne gagneront pas la bataille et que la survie médiane de ce patient sera de 11 mois. La prise en charge sera donc axée sur la qualité de vie.

Chimiothérapie :

Plusieurs associations de produits de chimiothérapie existent et aucune n’apportait d’augmentation de durée de vie des patients. Le dernier congrès de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) qui s’est tenu à la Nouvelle-Orléans aux USA en juin 2004 a permit d’apporter les preuves scientifiques de la supériorité d’une drogue : le Taxotère® (docétaxel).

Deux études ont montré que le docétaxel permettait d’apporter un bénéfice en survie (étude SWOG 9916 et étude TAX-327). La survie médiane a été meilleure et ce de façon significative pour les patients bénéficiant du docétaxel par rapport au schéma classique associant Mitoxantrone (Novantrone®) et Prednisone (gain de 3 mois). La dose est de 75 mg/m 2 et une cure doit être réalisée toutes les trois semaines.

L’association Mitoxantrone (Novantrone®) et Prednisone (10 mg/j) était le traitement de référence recommandé en phase symptomatique d’échappement hormonal, avec une amélioration de la qualité de vie des patients.

Le phosphate d’Estramustine (Estracyt®) semble potentialiser d’autres inhibiteurs et peut être ainsi prescrite en association à ces chimiothérapies.

Traitement des manifestations cliniques :

- Prise en charge de la douleur par des équipes algologiques compétentes.

- Métastases osseuses :

En plus du traitement antalgique, il existe plusieurs moyens de combattre les manifestations cliniques de ces atteintes osseuses :

- Radiothérapie centrée sur la zone douloureuse
- Irradiation métabolique (Strontium 89 ou Samarium 153) en cas de localisations multiples douloureuses avec une efficacité antalgique dans 70 % des cas, débutant 3 à 4 semaines plus tard et pouvant persister 4 à 15 mois.
- Biphosphonates qui peuvent entraîner une réduction de posologie des antalgiques.

- Troubles obstructifs urinaires :

L’obstruction du haut appareil urinaire (reins et uretères) peut survenir par envahissement du bas des uretères ou par compression de ces derniers par une masse ganglionnaire. Les urines viennent du rein et accèdent à la vessie par le biais des uretères, longs canaux réunissant les deux. Si le cancer envahie les uretères, les urines ne pourront plus descendre jusqu'à la vessie et seront donc bloquées dans les reins. Cette situation est une urgence médico-chirurgicale, car les reins assurent un rôle capital de filtre pour l’organisme et leur bon fonctionnement est tout simplement vital. Pour permettre à ces urines de s’évacuer, on va alors dans l’urgence piquer sous anesthésie locale ou générale directement dans le rein (dans les fosses lombaires) avec un aiguille pour y laisser un tuyau appelé néphrostomie. Les urines s’écouleront par ce tuyau et on cherchera à remettre le bon circuit d’écoulement des urines en route dans un second temps.

Si le cancer de la prostate évolue trop localement, le patient pourra être confronté à une rétention urinaire vésicale, les urines de la vessie ne pouvant plus s’évacuer à cause de l’envahissement de l’urètre. On drainera alors la vessie en urgence en passant au-dessus du pubis en mettant un petit tuyau directement dans la vessie et appelé cathéter sus-pubien. Dans certains cas, la mise en place d’une sonde vésicale est possible par les voies naturelles. Ces deux modes de drainage des urines se font sous anesthésie locale. Les urines pourront ainsi s’évacuer et on proposera dans un second temps de gratter la prostate par les voies naturelles pour redonner un bon calibre à l’urètre pour permettre un bon écoulement des urines.

- Troubles métaboliques :

Divers troubles métaboliques peuvent survenir à ce stade de la maladie et leur prise en charge se fait souvent en hospitalisation.

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