Stars à nu : un show pour sensibiliser à la prévention des cancers de la prostate, des testicules et du sein.

Le célèbre producteur et animateur Arthur a racheté les droits d’une nouvelle émission qui fonctionne très bien en Australie et au Royaume Uni depuis deux ans : »The All New Monty : Who Bares Wins » (extrait de l’émission diffusée au Royaume Uni en 2018). Et c’est tant mieux : cela permet de mettre sur le devant de la scène, sans mauvais jeu de mots, des maladies qui touchent des milliers de personnes, patients et proches.

Le concept de stars à nu :

  • Pendant une semaine, sous la coupe du chorégraphe et champion du monde de Salsa  Chris MARQUES, 7 célébrités hommes Baptiste Giabiconi, Satya Oblette, Philippe Candeloro, Olivier Delacroix, Bruno Guillon, Alexandre Devoise, Franck Sémonin et 8 célébrités femmes, concernées de près ou de loin, se sont entrainées pour produire un strip-tease lors d’un show final devant 1000 personnes sur la scène mythique du Lido, au centre de Paris.
  • A l’instar de « Danse avec les stars », les caméras ont suivi ces personnalités dans leur apprentissage du strip-tease, au fil des répétitions de danse et de sport jusqu’au show final. Des témoignages seront notamment diffusés pour briser les tabous et dédramatiser la maladie à l’image Monsieur Jean-Pierre PERNAUT. Le Pr Karim FIFAZI (lien vers le conseil scientifique), oncologue à l’Institut Gustave Roussy, devrait apporter des précisions médicales.
  • En sous-texte, le discours des personnalités est : « Si j’ose me déshabiller juste une fois devant un parterre de spectateurs, alors vous aussi, vous pouvez vous déshabiller juste une fois devant votre médecin pour vous faire palper. Et si ça peut sauver, ne serait-ce qu’une seule vie, ça aura valu la peine ! »

Le message : « faites palper votre prostate, vos testicules et vos seins »

Date de diffusion de stars à nu :

  • Vendredi 31 janvier 2020 à 21h05 sur TF1, diffusion du show de prévention consacré au cancer de la prostate et des testicules
  • Vendredi 07 février 2020 à 21h00 sur TF1, diffusion du show de prévention consacré au cancer du sein.

Quelques informations sur le cancer de la prostate :

Le cancer de la prostate est le 1er cancer de l’homme en France avec 50 000 nouveaux cas détectés par an et près de 9000 morts. Il existe plusieurs types de cancer de la prostate. Certains n’évolueront pas quand d’autres vont progresser et devenir potentiellement mortel. L’une des difficultés réside dans le fait que son dépistage n’est pas systématique. Or, lorsque le cancer de la prostate commence à donner des symptômes, la guérison s’éloigne pour laisser la place à une maladie que l’on va essayer de gérer de manière chronique.

La prévention du cancer de la prostate :

En prévention primaire, c’est-à-dire pour EVITER la maladie, il n’y a pas d’action ou de prise directe car une grande partie des facteurs sont endogènes.

On va pouvoir agir sur la prévention secondaire et REDUIRE l’IMPACT de la maladie par deux moyens :

  • En la détectant très tôt avec un dépistage et un diagnostic précoce pour avoir un traitement le plus simple possible avec le moins d’inconvénients.
  • Ou éventuellement proposer des traitements qui éviteront que la maladie n’arrive à des symptômes sans effets secondaires.

L’idéal : à partir de 45 ans (40 ans en cas d’antécédents familiaux ou facteurs de risque), demandez un dosage de PSA (une simple prise de sang). Cela permettra de suivre la courbe de vos analyses dans le temps et de réagir au bon moment en cas de doute. Attention, un PSA élevé ou une augmentation signe un trouble de la prostate, pas forcément un cancer. Dans cette situation, il convient de consulter un urologue pour en trouver la cause.

 

Information rassurante :

Le cancer de la prostate est malgré tout un cancer qui évolue généralement lentement et que l’on sait traiter lorsqu’il est diagnostiqué à temps. Il fait partie des cancers de bon pronostic puisqu’à 5 ans du diagnostic, on compte 95 % de survie. Il convient de préciser que sa mortalité est en diminution, au moins en partie du fait d’un diagnostic individuel précoce.

Mais attention aux idées reçues :

Le cancer de la prostate est un cancer hormono-dépendant, il ne faut pas croire que les personnes de plus de 75 ans diagnostiquées seront confrontées à un cancer moins grave, au contraire à cause de l’effet andropause.

Le cancer de la prostate ne concerne pas que les séniors. Les quadragénaires peuvent être confrontés à la maladie.

Le cancer de la prostate a également des formes d’évolution rapide avec une agressivité importante, un développement de métastases impliquant des traitements lourds. Les patients concernés, pour lesquels rien n’est visible d’apparence, sont très impactés lorsque des proches apprennent la maladie et minimisent ses effets, comme si le cancer de la prostate était une maladie bénigne.

 

Conseils

Alors un conseil, messieurs, ne faites pas l’autruche, le cancer de la prostate, parlez-en ! Toute pathologie connue de manière précoce est plus simple à surveiller ou à traiter mais formez-vous à la maladie pour ne pas vous sur-traiter.

Mesdames, incitez vos fils, mari, père, frères que vous chérissez à s’informer !

Permanence téléphonique de l’ANAMACaP du lundi au vendredi de 9h à 13h au 05.56.65.13.25

Pour aller plus loin :

Notre position sur le dépistage

Les actions de l’ANAMACaP